Des embauches après les fusions de communes et d’intercommunalités : l’exemple de ce gaspillage à Évry-Courcouronnes

Pourquoi fusionner les communes et les intercommunalités, sinon pour gonfler la taille de leurs structures, et par conséquent les indemnités des élus qui sont à leur tête ?

Dans beaucoup de cas, et pour nous faire accepter la fusion, on fait appel à notre logique, et à notre avidité, en nous expliquant que la fusion de deux structures va réduire le nombre de services de deux à un, et donc réduire les coûts, et limiter nos impôts !

Pourtant dans les faits, le responsable titulaire de la ou des structures les plus petites, se limite à devenir adjoint, tandis que les anciens adjoints sont conservés. Et pour occuper ces adjoints, on va quand même recruter de nouveaux agents…

Ainsi, depuis des semaines, les offres d’emploi de la nouvelle mairie d’Évry-Courcouronnes sur se multiplient, sur Indeed notamment, alors qu’on pourrait penser que la fusion aurait dû permettre de rationaliser les dépenses de fonctionnement en mutualisant les postes…


Alors est-ce en fait là que la mairie renouvelle les postes de ceux qui sont partis en retraite (et qu’elle aurait probablement pu essayer de ne pas remplacer), ou est-ce bien de nouvelles créations de poste ?

Le recrutement de nouveaux chefs de services est à tout le moins étonnant, en tant qu’il reste toujours possible de promouvoir en interne.

Dans le modèle économique actuel, qui passe par une réduction progressive de la dotation globale de fonctionnement (DGF), on peine à comprendre ce choix de créations de postes…

Même si justement et de manière traître, l’État accorde un bonus de DGF aux structures qui fusionnent, dont on voit ici qu’il est particulièrement mal utilisé…

Dans tous les cas, force est de constater que les élus ne jouent pas le jeu, et qu’il ne faudra pas s’étonner lorsque dans quelques années, ils viendront pleurer parce que la vilaine loi NOTRe, ne leur donne pas les moyens de (sur)vivre.

Effectivement, tout est fait pour que les collectivités se réforment en interne, par une baisse régulière des dotations de l’État ; en tout cas qu’elle soit responsable de leurs actes.

Sauf que jusqu’à présent, toutes les fusions se traduisent par des embauches, pour coller aux réalités des anciens territoires, par lesquels on continue malgré tout de raisonner…

Finalement, le gaspillage n’est jamais aussi important au moment des fusions, parce qu’on passe de deux administrations locales à une troisième centrale, en plus des deux autres que l’on maintient… L’État a clairement tort de continuer de les encourager…



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