Coup de gueule : les classes sociales et la lutte des classes n’existent pas !

Une fois de plus, le parti LR nous montre dans son dernier tract intitulé « Il est temps de défendre les classes moyennes » qu’ils ne sont pas de droite !

Outre le problème de l’usage d’un vocabulaire marxiste, il y a surtout que les classes sociales sont impossibles à strictement définir, et que par conséquence de ce sentiment subjectif d’appartenance, elles n’existent objectivement pas.

De la même manière, il n’existe aucune lutte organisée desdites classes, sinon cette réalité que les riches s’enrichissent au détriment des pauvres ; laquelle n’obéit à pas à une idéologie propre, mais se trouve plutôt être la conséquence d’autres idéologies.


Sauf que nombreux, à gauche ou à droite, aux extrêmes ou chez les modérés, ont intérêt à occuper le peuple à ce qu’il se divise dans un tel conflit.

D’abord, parce que pendant que les gens essaient de s’élever socialement, ils ne pensent pas à autre chose, voire ils s’auto-censurent pour rester à la place qu’ils croient être la leur.

Ensuite, parce qu’à l’inverse, le sentiment de déclassement préoccupe les gens qui se focalisent sur leur situation, et se désolidarisent des autres, parce qu’ils ont déjà leurs problèmes.


Pour démontrer l’absurdité des classes sociales et de la lutte des classes, nous pouvons en regarder l’Histoire.

Nous serions passés en moins d’un siècle d’un système qui s’établirait ainsi : classe populaire, classe ouvrière, bourgeois et patrons ; à un système actuel qui serait : classe défavorisée, classe ouvrière, classe moyenne, classe supérieure et super-classe mondiale.

Et nous aurions vécu tous ces changements naturellement, sans qu’il n’y ait trop de conflits sociaux, uniquement parce qu’ils offraient aux personnes de progresser sur l’échelle sociale ?

En somme, le sentiment d’appartenance à une classe sociale aurait été tellement faible que presque personne n’aurait résisté à l’opportunité de s’élever socialement ?

Faut-il alors rejoindre le discours du milliardaire Warenn BUFFET qui disait en 2005 que : « Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner. » ?


On pourrait aussi longuement disserter de savoir ce qu’est la fameuse classe moyenne. À quels revenus commence-t-elle ? À quels revenus passe-t-on dans la classe des privilégiés ?

Derrière ce concept, se cache en fait la crainte de l’appauvrissement d’une partie de la population, et alors de la déconsidération, en tant que l’on considère l’importance d’une personne à sa richesse.

Laquelle se plaît à dire, alors qu’elle serait la plus nombreuse en France, et donc celle qui fait les politiques, qu’il n’y en a que pour les très riches et pour les très pauvres…


En conclusion, l’utilisation en 2019 du vocable des classes tient surtout à un besoin d’identification sociale, déjà perçu il y a 200 ans par MARX et ses successeurs à une époque où il était intéressant de s’appuyer sur ce groupe plus nombreux pour prendre le pouvoir.

Ainsi, aujourd’hui politiquement, il est effectivement tendance de jouer avec la fameuse classe moyenne sur son sentiment de déclassement, et la peur qu’elle doit avoir de se retrouver avec les gueux desdites classe populaire ou ouvrière.

Avec le paradoxe qu’on la retourne contre ladite classe défavorisée et ouvrière qui lui prendrait son argent, parce qu’il ne faut quand même pas se risquer à aller attaquer ladite classe supérieure à laquelle on aspire d’appartenir…

Toujours est-il que cette opposition entre les riches et les pauvres ne prend toujours pas la forme d’un conflit de lutte, et qu’elle est en somme l’exacerbation naturelle de riches qui veulent encore plus riches en prenant là où il y a de l’argent, c’est à dire aux plus pauvres qu’eux. Tandis qu’en face, les pauvres veulent aussi devenir riches. Cela a toujours été le cas, et la théorie des classes permet au passage que chacun reste à sa place…



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2 réflexions au sujet de « Coup de gueule : les classes sociales et la lutte des classes n’existent pas ! »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Plutôt que de parler de classe sociale, je pense qu’il serait plus opportun de parler de caste là car le caractère héréditaire en est l’élément principal.

    Répondre

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