Quand Éric MEHLHORN veut garder le ministre de MACRON pour lui tout seul, sans le partager avec les Saviniens de Grand-Vaux !

« Cet événement vient officialiser le soutien de l’État pour notre projet ».

En bon français, on dirait plutôt que cet événement vient officialiser le soutien de l’État à notre projet.

Mais je ne vais pas commencer en m’attardant sur le manque de vocabulaire de MEHLHORN qui emploie le mot « événement » à peine six mots après que celui-ci ait été une première fois utilisé. Ni sur le fait qu’il confonde les accents aigus et les accents graves…

Mais c’est bien sur le « nôtre projet » que je veux m’arrêter avec vous, qui personnellement et au passage, me rappelle étrangement quelqu’un, que MEHLHORN aime à critiquer, mais avec les ministres duquel il se montre tout sage et tout impressionné. Quel petit garçon !


La phrase que je critique est issue d’une invitation adressée aux élus municipaux.

À ma connaissance, ce sont les seuls Saviniens à en avoir reçu une.

Édit : Plusieurs habitants de Grand-Vaux me disent avoir reçu une invitation dans leur boîte aux lettres. D’autres confirment n’avoir rien reçu. Tous déplorent l’heure qui ne permettait pas à ceux qui travaillent de s’y rendre.

Laquelle invitation leur a quand même été remise la veille au soir à 20 h 30 pour le lendemain à 11 h 30 ; et encore, ils n’étaient pas invités à l’inauguration de la maison du projet à 11 h 00, parce que faut pas déconner non plus.


Elle émane du ministre de la Ville, du président du conseil départemental, du président du territoire, et du maire, qui nous invitent à la signature d’engagement de l’ANRU pour qu’ils nous (les autres) partagent  « leur » projet de renouvellement urbain de Grand-Vaux.

Or, en l’occurrence, il s’agit bien du projet des élus, et pas celui des habitants.

Un entre-soi insupportable de gens, qui au nom de la démocratie représentative, savent forcément mieux que ceux qui les ont élus, et qui n’ont plus besoin de leur avis. Puis surtout, il n’aurait pas fallu être trop nombreux au cocktail déjeunatoire, restons sérieux !

D’autant que si les habitants étaient prétendument invités, selon le cabinet du maire (écoutez ici l’extrait ci-joint de 5 secondes), dans la réalité, ce ne fut pas le cas, à la seule exception de quelques marionnettes du conseil citoyen, pour la communication, dont les photos que l’on peut retrouver sur le Facebook de la Ville et du maire.


Notons au passage la politesse du cabinet du maire qui n’a jamais répondu à mon message, et a dû m’inventer une réponse bidon lorsque je l’ai appelé pour le piéger (d’où l’extrait de ma conversation que j’ai enregistrée), à savoir que c’était réservé aux habitants (enfin lesquels ?) et aux journalistes accrédités par la préfecture, alors que c’est le cabinet du maire qui assure le protocole (voir en bas de l’invitation…). Prenez-moi bien pour un con !


Ainsi, le projet de renouvellement urbain de Grand-Vaux continue d’être le fait d’administrations politiques, qui croient avoir les bonnes réponses techniques ; lesquelles n’ont pourtant jamais fonctionné nulle part.

Tout au long du processus, ce sont donc des gens, qui ne vivent pas dans le quartier, qui se retrouvent régulièrement entre eux et s’auto-félicitent de ce qu’ils font, sans qu’il ne soit plus possible pour les habitants de leur dire quoi que ce soit.

Avec quand même l’hypocrisie de faire semblant qu’on donne la parole aux habitants, et qu’ils sont intéressés au projet, parce qu’on a les idiots utiles du conseil citoyen, qui ne représentent qu’eux-mêmes… La preuve, il devait bien y en avoir 10 présents sur 4500 !

Et puis, quand tous les élus ne seront plus en poste, mais que la renouvellement sera achevé, on verra que ça ne fonctionne pas, mais qu’importe, l’État tout puissant, qui ne peut pas se tromper, soutenait le projet !

Et à ce moment-là, ce ne sera pas le projet des élus qui aura foiré, mais bien le projet des citoyens à qui on n’aurait pas dû laisser leur mot à dire, parce franchement, qu’est-ce qu’ils y connaissent ? C’est bien gentil, la démocratie, mais ça a ses limites…

D’ailleurs, si l’État est obligé de soutenir de tels projets, c’est bien parce que son modèle républicain est défaillant, notamment dans les quartiers… Triste République qui assume donc une discrimination par rupture d’égalité entre des zones sur lesquelles elle investit massivement, et d’autres qu’elle abandonne… Et tout le problème est que Grand-Vaux a justement été abandonné et oublié pendant trop longtemps, et que ce n’est pas de leur donner de l’argent qui fait que les habitants vont se sentir plus considérés…



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2 réflexions au sujet de « Quand Éric MEHLHORN veut garder le ministre de MACRON pour lui tout seul, sans le partager avec les Saviniens de Grand-Vaux ! »

  1. Jean-Marie CORBIN

    « et que ce n’est pas de leur donner de l’argent qui fait que les habitants vont se sentir plus considérés… » => C’est surtout aux entreprises du BTP et tout ce qui gravite autour que les con-tribuables donnent de l’argent. Les habitants, ils ne verront rien, d’autant comme tu l’écrivais, lors d’articles précédents, un bon nombre auront été chassé du quartier.

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