Le scandale du relogement de Grand-Vaux ; en désaccord complet avec Chloé PETITGAS

Sans m’attarder plus longtemps sur l’incohérence d’une réunion dite publique, mais accessible seulement au moyen d’un carton d’invitation, je voudrais commencer par quelques mots sur la réponse qui a été adressée à ma demande d’invitation presse.

Dans la mentalité, ça me rappelle le maire de Savigny-sur-Orge s’étonnant lors de la dernière séance du conseil municipal que les jeunes de Grand-Vaux puissent être auto-entrepreneurs, sous entendu autre chose que chef d’équipe à McDo…

Donc là, on m’explique que les locataires de Grand-Vaux sont trop cons pour résister à la puissance de ma charismatique influence, autrement écrit, pour se faire leur propre opinion, sans tenir compte de mes interventions.

Ce qui n’est pas sans soulever le problème que ces gens « influençables » soient alors livrés au seul blabla de 1001 vies Habitat, à la différence qu’eux, au contraire de moi, n’essaient surtout pas de « la mettre à l’envers » des habitants, pour reprendre l’expression d’un des participants. Naturellement !


Ce lundi 26 novembre 2018 se tenait donc la première réunion sur le relogement des habitants de Grand-Vaux. Je remercie ici ceux qui m’ont procuré une invitation.

Au cours de cette réunion, j’ai aimé discuter avec Chloé PETITGAS, chargée d’opération, parce que, de l’équipe des technocrates, c’est celle qui maîtrise le moins bien sa communication, et qui, parce que comme elle n’essaie pas de fuir les questions, se révèle être la plus sincère. Il y a surtout que cette dame sait avant les habitants ce qu’ils vont penser, même si ce n’est pas ce qu’ils expriment actuellement.

La charte du relogement sera présentée ce mardi 27 novembre au conseil citoyen, qui devra impérativement se prononcer dessus avant le 20 décembre 2018, jour où le Conseil municipal se prononcera définitivement sur son adoption ! Donc en gros, pas de discussion possible puisque tout se joue sur une séance, et l’ANRU qui autorise le relogement avant même qu’elle ne soit votée ! C’est incroyable !

Une charte du relogement qui prévoirait un droit au retour des habitants dans le quartier ? Mais pour quoi faire puisqu’ils ne voudront plus revenir quand ils auront déménagé et seront bien installés ? Et puis, ça ne se serait jamais présenté dans l’histoire des rénovations…

==> JE CONSEILLE DONC AU HABITANTS DE BIEN DIRE DANS L’ENQUÊTE SOCIALE S’ILS VEULENT RESTER À SAVIGNY !

Rappeler dans cette charte que le relogement doit se faire à moins de 5 kilomètres ? Là encore pour quoi faire, puisqu’une majorité de personnes voudront aller vivre plus loin à l’issue de l’enquête relogement. Comme j’ai hâte qu’on me raconte comment elles vont se dérouler !

Proposer plus de reconstructions de logements sur site ? Mais c’est justement l’ANRU qui ne veut pas (parce que l’ANRU veut juste faire du fric à casser et construire, et n’a rien à foutre d’améliorer l’économie et le social des habitants et qu’elle pense que ça recommencera en reconcentrant les habitants mais aucun problème à rajouter 400 logements sur zone)

Une convention qui sera signée avec l’ANRU en janvier 2019, enfin non, en juillet 2019…

Des chiffres de 583 logements détruits et 223 réhabilités, plus 971 construits dont 300 sociaux sur site. Mais ils ne sont pas encore définitifs, ce sont des chiffres à « affirmer »

Reconstruction des logements sociaux : 300 sur site, 200 sur le reste de Savigny au moyen du principe de réservation de la Commune sur les constructions nouvelles et 80 sur le reste de l’EPT.

Pour la réhabilitation énergétique de la barre Monet et du 1, rue Van-Gogh : des études !!! en 2019 et le chantier en 2020 et 2021. Donc on part sur de la réhabilitation alors qu’on ne sait rien des études !


Sur l’agenda des démolitions

Les démolitions vont se faire en trois temps :

1er temps pour la barre Utrillo et le 5, rue Van-Gogh :

– une enquête publique du 07 janvier 2019 au 02 décembre 2019

– 2 ans de relogement de février 2019 à février 2021

– 18 (23) mois de démolition de février 2021 à décembre 2022

2e temps pour Van-Gogh  : relogement de mai 2021 à mai 2023 et démolitions en 2023-2024

3e temps pour le 3, rue Van-Gogh et la barre Degas : relogement de 2024 à 2026 et démolitions en 2026-2027


Sur l’enquête relogement

L’enquête relogement va consister en une rencontre individuelle avec un chargé d’entretien du cabinet Le Frêne, au cours de laquelle sera faite jusqu’à 3 propositions au loyer compatible.

Il n’y aura pas de dossier de demande de logement à refaire en mairie.

Il y aura un accompagnement notamment pour les réabonnements.

Le transfert de dépôt de garantie sera automatique et une aide plus particulière est possible pour les personnes âgées et handicapées.

Une entreprise de déménagement sera proposé, mais le locataire peut la refuser, et il sera dédommagé à une certaine hauteur. (Cela ne dit pas s’il peut tout faire lui-même et demander de l’argent)

Il y aura un chargé de relogement pour suivre les dossiers et 4 chargés d’entretien.

Les gens vont recevoir un courrier avant les fêtes. Ce sera un entretien de 45 minutes. Les agents auront un badge et une lettre d’accréditation et ils visiteront rapidement le logement si les gens sont d’accords.

Les entretiens auront lieu du 07 janvier au 02 février.

On pourra joindre le cabinet Le Frêne au 01.53.24.62.80 et convenir soi-même d’un rendez-vous si on reste peu disponible.


Les documents demandés lors de l’entretien et pour les procédures seront :

  • le livret de famille s’il y en a un,
  • la carte d’identité ou la carte de séjour
  • les notifications de paiement de la CAF des trois derniers mois
  • les trois derniers justificatifs de revenus mensuels (pour les retraités, il y aurait un document bilan envoyé seulement en décembre qui sera à présenter)
  • les deux derniers avis d’imposition (2017 et 2018)

Sur les obligations du locataire

Les obligations du locataire sont de se rendre aux rendez-vous, d’être à jour du règlement de ses loyers, de venir visiter les logements qui lui seront proposés, de faire connaitre sa réponse par COURRIER (ce qui nécessite de savoir écrire…) et enfin de remettre à disposition son logement.


L’autorisation de démarrer le relogement a été donnée par l’ANRU en septembre 2018. ==> Bizarre que cette autorisation ait été donnée avant

Le Frêne va rencontrer les familles pour constituer leurs dossiers.

Des propositions de relogement vont être faites, mais en dehors du cadre de la charte de relogement

Enfin, il y aura un congé donné par le bailleur, qui sera obligatoirement notifié par huissier.


Autrement,

Il n’y avait jamais eu autant de nouvelles personnes à une réunion portant sur la rénovation urbaine. Le relogement est vraiment le sujet qui intéresse les locataires ; plus que le projet qui n’est pas fait pour eux.

L’adjoint au maire Mathieu FLOWER absent, alors qu’il est censé être concerné par le relogement de sa tour… Au fait, avec son montant d’indemnité plus son salaire de prof, c’est normal qu’il vive toujours dans un logement social ?

La présentation était foireuse. Les diapositives n’étaient pas ordonnées et ils ne connaissent toujours pas le nom de l’intercommunalité, depuis plus de deux ans…

1001 vies « s’est fait une spécialité » (des opérations de rénovation urbaine) ==> Leur truc, c’est donc de laisser pourrir leurs immeubles, et de les faire reconstruire aux frais de l’État, chapeau !

Je ne suis pas d’accord avec les motifs qu’ils ont donné pour justifier de la fusion du Logement français et de Coopération-et-Famille. Enfin bon…

Les habitants de Grand-Vaux vont désormais dépendre de l’Agence Paris-Val-de-Marne, au sein de la direction Grand-Paris de 1001 Vies habitat.

Il n’y aurait actuellement qu’un seul type de logement sur le quartier… Ah bon ?

Un plan sur lequel les démolitions ne prennent plus en compte que les habitations…

Pas un mot sur Grand-Val…

Mon amie Chloé PETITGAS qui montre aux gens où est la rue Utrillo. Je pensais quand même qu’ils savaient où ils habitaient…

Où peuvent atterrir les gens ? Partout en France ; tout va dépendre de leurs souhaits

Une dame dit : « nous ne sommes pas un paquet qu’on met là ».

Est évoqué le chiffre de 276 logements reconstruits ailleurs sur la Commune…

Confirmation qu’il n’y a aucun droit au maintien prévu…

Comme si l’enquête individuelle permettait par avance de savoir qu’une majorité voudrait partir ==> à surveiller et que les gens disent bien s’ils veulent rester

À la fin, je demande quel est le roulement pour savoir si les habitants d’Utrillo ont un espoir de partir sur Monet, personne ne sait me répondre…

Une nouvelle polémique sur l’inscription au Conseil citoyen : des lettre de motivations auraient été demandés pour certains et pas pour d’autres qui auraient été inscrits d’office.

Les locataires ne veulent globalement pas partir, sinon bien partir dans de bonnes conditions !



Une réflexion au sujet de « Le scandale du relogement de Grand-Vaux ; en désaccord complet avec Chloé PETITGAS »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Une réflexion sur le fond.

    Il est quand même plus confortable d’être propriétaire de son logement que locataire. Hormis une hypothétique expropriation (une nouvelle ligne de tramway par exemple) et l’habituel matraquage des taxes foncières, vous n’avez pas de compte à rendre et l’entretien de votre logement vous coûte moins cher de le faire par vous même que de confier à un mille feuille d’intermédiaires dont nombre de locataires se plaignent de leur manque* d’efficacité voire de leur parasitisme (qui est content de son syndic ?)

    Quand on cible un niveau de logement social à 25% c’est à dire des habitants qui sont en difficulté pour payer de quoi s’abriter et surtout qui sont surtout locataires, c’est 25% assuré de la population qui est dans le mal être et la frustration. Et c’est avec de la frustration qu’on manipule et met au pas le peuple !

    Pour les langues de prostituées, je précise que j’ai été locataire il y a 18 ans pendant plus d’un an à la cité sensible du Pavé de Grignon à Thiais, j’ai même été trésorier de l’amicale des locataires et particulièrement bien informé de toutes les affaires en cours.

    * Notons que c’est en allant furax se plaindre à son syndic qu’un locataire de l’immeuble effondré à Marseille a eu la vie sauve. Il était en chemin au moment où l’effondrement a eu lieu.

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