Le racisme anti-blanc existe, je l’ai rencontré (et expérimenté)

De manière liminaire, je précise que j’emploie le terme de « racisme », alors que je ne crois pas en l’existence de races, concept sociologique et non scientifique inventé pour justifier la domination de groupes d’êtres humains par d’autres. Il s’agit donc plutôt, à proprement parler d’une forme de haine, dans tous les cas de détestation du blanc, qu’il faut comprendre comme de l’Occidental, et au-delà de tout ce qu’il peut représenter.

Ensuite, je veux relativiser les situations que j’ai pu vivre, et qui ne sont rien par rapport à ce que certains peuvent vivre dans ce qu’il est convenu d’appeler les « territoires perdus de la République », et qu’on peut notamment identifier comme étant les zones de sécurité prioritaire. Dans celles-ci, c’est quotidiennement que des gens qui n’ont jamais connu une situation qu’ils dénoncent, s’en prennent à des personnes qui n’ont jamais commis ce qui est dénoncé…

Enfin, c’est un sempiternel débat, est-ce que le racisme anti-blanc existe ? J’aurais tendance, en m’intéressant un peu à ce qui se passe dans les camps décoloniaux interdit aux blancs, à affirmer qu’une véritable idéologie est en train de se structurer. Et que celle-ci mélange beaucoup de choses, de manière contradictoire, par exemple en nous expliquant que la France se fait avec les immigrés, mais que le racisme d’état ne resterait que le fait de blancs…


Venons à en mes expériences. Cela n’est jamais allé plus loin que des insultes : « sale blanc » (avec le paradoxe que certains qui peuvent utiliser ces mots sont aussi de couleur de peau blanche), « sale babtou », « fachô », « Front national »… Dans la rue, par des gens qui zonent, ou dans les transports en commun. Très souvent en masse, à deux, trois voire quatre personnes, et dans un environnement clos sinon favorable, pour empêcher toute réponse ou réaction forte.

Une seule fois, j’ai répondu (parce que le mec en face était tout seul) et je suis tombé dans le piège que me tendait mon interlocuteur ; je lui ai dit en gros que rien ne l’obligeait à rester en France. Et lui, en face, n’avait rien à me répondre à cela, sauf que ce faisant, c’est moi qui donnait raison à son premier propos en tenant un discours effectivement xénophobe.

Une autre fois, dans les transports, un gars, de couleur de peau noire, passablement éméché, limite prêt à se battre, qui me reprochait l’esclavage. J’avais très envie de sonner la fin du jeu en lui disant qu’il n’avait jamais été esclave et que je n’avais jamais eu d’esclave, et qu’à priori mes ancêtres non plus, et les siens n’avaient pas forcément été asservis. Mais dans quel intérêt ?

Un autre, d’origine algérienne, à un arrêt de bus, qui ne trouvait pas de travail avec Pôle emploi, et commence à m’expliquer que la France est raciste. Puis il me demande si je trouve qu’il y a trop d’Arabes en France (je l’ignore), et il me dit sans raison et sans lien avec nos propos que les Algériens vont rester au moins 132 ans en France parce qu’il y a eu 132 ans de colonisation. Je n’allais pas lui apprendre l’Histoire de ce qu’il y avait avant l’Algérie, née en 1962…


Et ce sont finalement toutes ces situations de personnes qui cherchent des excuses sociologiques à leurs malheurs, encouragées par la gauche notamment, qui créent un climat détestable. Or, c’est en cédant à leurs provocations et en rentrant dans leur jeu qu’on leur offre ce qu’ils attendent et recherchent : l’occasion de dire qu’ils sont détestés. Mais les ignorer leur permet aussi de dire qu’ils sont rejetés et dédaignés… En clair, je ne vois pas de solutions…

J’analyse cependant ce racisme comme l’expression destructrice d’un complexe d’infériorité visant à justifier de rester dans cet état d’infériorité, qu’il soit subi ou choisi. Une solution de fuite en avant, qu’il convient de prendre au sérieux et de combattre idéologiquement, en tant qu’elle ne peut que continuer de progresser dans le seul sens d’une détestation des blancs, toujours plus nombreux à avoir la haine d’eux-mêmes, mais soi disant l’amour des autres…

Car le racisme anti-blanc est aussi un sentiment revanchard de peuples défaits, qui vivent avec la colère de leurs ancêtres, qu’ils ont fait leur. Sauf que leur manière de préparer une nouvelle manche consiste à déstabiliser leur ennemi depuis l’intérieur. Ce qui n’est pas compris par le vainqueur d’hier, qui s’imagine avoir intégré ces personnes, et finalement en avoir fait des blancs à leur image, ce qui reste vrai pour certains, mais dans tous les cas pas pour tous…

Finalement, le racisme anti-blanc revient, pour la victime, à se voir reprocher tout ce que les blancs ont pu faire de mal dans l’Histoire. Cela m’est donc arrivé lorsqu’on m’a traité d’esclavagiste, de colonialiste, de prioritaire à l’emploi ou de nazi, et j’affirme que ce n’est pas normal dans une société libre et moderne, dans laquelle les actes des uns n’engagent, heureusement ou malheureusement, jamais les autres. Mais cela existe bien malgré tout…



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