Quand dans sa folle idéologie de logement social, la Ville de Savigny-sur-Orge enfreint son PLU

Sans surprise, mon recours gracieux contre la construction de 17 mètres de haut à l’angle des rues Joyeuse, Briand et Perdrix est rejeté par la mairie. Ce qui est juste dommage est que ni Olivier CARETTE, responsable de l’urbanisme, ni Nadège ACHTERGAËLE, adjointe, n’aient motivé leur recours par rapport à mon grief d’irrespect des dispositions du Plan local d’urbanisme (PLU). Ni vu ni connu, ils ont quand même méprisé leur propre zonage.


Tout se joue au niveau de la parcelle AT 251.

Comme vous le voyez sur la carte du zonage du PLU, celle-ci est en jaune (donc zone UG) alors que les parcelles voisines qui font le projet sont en orange (zone UB)


Or, le très mauvais PLU de M. MEHLHORN dit quand même que pour assurer une transition, les hauteurs maximales en UB sont minorées lorsqu’elles sont à moins de 10 mètres d’un UG construit.


Tel est le cas ici, ainsi que vous pouvez le voir sur le plan de l’architecte (zoomez pour lire les détails). L’immeuble en zone UB de 16,67 mètres de haut est à seulement 2,81 mètres de distance de l’immeuble de 12 mètres 88 de haut qui sera en zone UG. Ce premier ne peut donc pas rester si haut sur une zone de 10 mètres de distance avec la construction en UG.


Donc en gros, ils ont enfreint la règle en se disant que personne ne s’en apercevrait. Je pense même qu’ils ont joué sur la confusion entre les différentes natures de terrain du projet pour faire comme si le terrain UG était en fait un terrain UB. Ni vu ni connu !

Quelle hypocrisie que ce maire qui insiste sur le respect des zones de transition, mais qui ne respecte déjà pas celles que le PLU lui commande actuellement. On peut donc réviser le premier PLU et en faire un deuxième, si c’est pour qu’il l’enfreigne autant…


Pour moi, le jeu s’arrête là. Bon courage aux riverains maintenant !




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4 réflexions au sujet de « Quand dans sa folle idéologie de logement social, la Ville de Savigny-sur-Orge enfreint son PLU »

  1. florentcappelletti

    Folle idéologie non ! La mairie est obligé un certain quota de logements sociaux pour voir baisser son amende qui s’élève à plus de 500 000 € parce qu’il n’y a pas assez de logements sociaux. Logique purement comptable donc

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    Répondre
    1. Vagneux Olivier Auteur de l’article

      Pourtant si, car il faudrait 25 % de logements pour arrêter de payer l’amende, et nous en sommes très loin.
      Or, cela coûte beaucoup plus cher de construire toutes les infrastructures nécessaires à l’accueil de la population, que de ne pas les accueillir.
      Hâte de voir ce que vous ferez quand vous serez dans la prochaine majorité municipale En marche.

      Répondre
    2. Jean-Marie CORBIN

      Florent, la vraie question de fond c’est de savoir pourquoi on a besoin d’un quota de 25 % de logements sociaux dans les grandes agglomérations françaises. Ou dit autrement, comment se fait-il que dans notre société 1/4 de la population n’ait pas le moyens de se loger convenablement par ses seuls moyens ?

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