Sur la mort, voire l’assassinat criminel, d’Alfie ÉVANS

Avez-vous entendu parler de la mort de cet enfant britannique, Alfie EVANS ? C’était un bébé, âgé de 23 mois, atteint d’une maladie neuro-dégénérative à un stade tel que ce petit homme n’aurait jamais pu avoir une vie normale. Mais alors que les parents voulaient tenter des protocoles expérimentaux pour le garder en vie, et qu’un hôpital italien s’était proposé de le prendre en charge, un médecin et un juge britannique s’y sont opposés.

Alors, je suis en colère contre ce décès, parce que des solutions pouvaient être tentées et qu’on a refusé de les essayer, mais surtout parce que l’État s’est approprié cet enfant. De quel droit, un médecin quand bien même il aurait raison de refuser l’acharnement thérapeutique, peut-il aller au delà de l’avis des parents ? Comment un juge, et jusqu’aux plus hautes instances judiciaires britanniques, ont-ils pu donner tort aux parents qui voulaient sauver leur enfant ?

Ce bébé avait reçu la nationalité italienne. Un avion privé l’attendait ainsi qu’une chambre d’hôpital. Les parents étaient favorables à ce transfert, et même si on leur reprochait leur jeune âge (20 et 21 ans), je n’ai lu nulle part que d’autres membres de la famille, qui n’avaient de toute façon pas l’autorité, s’y opposaient. Et c’est la décision d’un médecin qui bloque tout. Faut-il donc refuser l’hôpital pour continuer de s’appartenir ? Fallait-il donc enlever l’enfant pour le sauver ?

Certainement que ce n’est pas une vie d’être dans un état semi-végétatif ; et quelle force de ce petit être d’avoir tenu quatre jours sans assistance respiratoire, lui qui était censé ne même plus pouvoir respirer seul ! Mais quelle est cette société déshumanisée qui décide de se débarrasser de ses improductifs, à la place des personnes concernées ? Est-ce qu’on veut, à notre tour, risquer d’être jeté au rebut dès lorsqu’on coûtera plus que ce que l’on rapporte ?

Je suis triste de ce que devient notre société, et notre Justice qui ne défend plus les faibles en donnant raison aux forts. Je pense que les médecins italiens qui auraient suivi Alfie le temps qu’il aurait pu vivre, l’auraient fait avec autant de sérieux que les médecins britanniques, et qu’il n’aurait pas été maintenu en vie dans un délire idéologique religieux, mais bien qu’ils lui auraient proposé une suite de vie la plus digne qui soit et respectant sa personne humaine…

Je pense qu’on a laissé mourir ce petit garçon parce qu’on se refuse d’admettre nos limites par rapport à la science ; et que plutôt que d’essayer de le maintenir en vie, au cas où on aurait trouvé une solution entre temps, on préfère supprimer le problème. On est dans une logique rentabiliste de la santé qui cherche à libérer des lits, et à coûter le moins cher possible. La suite logique de ce raisonnement est de supprimer la solidarité et la Sécurité sociale en France…



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