En colère après l’assemblée générale 2018 de l’Association sainte-Thérèse saint-Martin (ASTSM)

Bien que trois semaines soient maintenant passées depuis l’assemblée générale de l’ASTSM, je reste fâché de ce qu’il s’est passé ce mercredi 7 mars 2018.

À la fin de l’assemblée était normalement organisé un temps de questions. Sauf qu’il existe manifestement une « short list » de questions autorisées, que je ne connaissais pas.

Bref, mes interrogations ont manifestement déplu, et j’ai le sentiment très désagréable d’y avoir été méprisé, en plus de n’avoir obtenu que des réponses relativement partielles.


Je vois d’abord deux raisons à cette attitude :

1) un réflexe anti-jeune qui ne peut forcément pas savoir de quoi il parle. Il faut d’ailleurs savoir que j’étais la seule personne présente de moins de 50 ans. Mais apparemment, ça n’interroge personne que l’association ne compte aucun jeune… Après eux, le déluge ?

2) et un réflexe anti-VAGNEUX qui pourrait nous mettre mal avec la municipalité, laquelle a prévu des travaux en l’église saint-Martin ; et peut-être même une autre subvention patrimoniale ? (Par contre, il n’y a aucun problème avec le fait qu’il y ait le conseiller municipal Gérard MONTRELAY dans le bureau de l’asso.) Donc ce n’est pas un rejet des politiques, mais bien de ma personne.


Relativement au sujet de l’âge, je pense qu’il faut aussi regarder qu’il y a une génération, actuellement aux affaires, qui est consciente d’un certain nombre de problèmes que l’Église rencontre ; des messes qui désemplissent, à l’image du Christ que nous renvoyons, qui est de plus en plus difficilement perceptible. Et ces gens savent qu’il n’y a personne derrière eux, à commencer par leurs enfants, sinon les autres jeunes qu’ils ont pu participer à convertir.

Et donc, lorsqu’il se trouve un seul jeune qui s’interroge, car il ne veut pas que son Église trépasse, parce qu’il y a des mecs qui auront coulé l’affaire dont il héritera de toute façon, on ne supporte pas ses questions ni ses remises en cause. Et on l’étouffe pour continuer de faire comme si de rien n’était, et puis quand il sera trop tard, on liquidera en disant que ce n’est pas la génération en poste qui a failli, mais les jeunes qui n’ont pas su reprendre la géniale gestion.


Pour faire simple, l’ASTSM est une association de gestion des biens et des locaux paroissiaux, pour les deux églises de la commune construites après 1905 (oui, je sais, Notre Dame d’espérance – à Grand-Vaux n’est qu’une chapelle). Cette association est aussi chargée de faire l’interface avec les pouvoirs publics, notamment la mairie, et donc de représenter les chrétiens.

Alors on ne va pas se mentir. C’est une association qui n’intéresse pas les paroissiens, à qui on a systématiquement besoin de rappeler ce que signifie le sigle, et ce qu’elle fait (laquelle est soit confondue avec l’équipe animatrice sinon avec l’association diocésaine). Et vu des Saviniens, c’est l’association qui loue des salles moins cher que la mairie, ce qui est faux puisque l’association, loi 1901, se limite à mettre à disposition ses locaux à ses seuls adhérents.


À quoi nous servent donc les chiffres si on ne peut pas les exploiter ? Ce 7 mars 2018, j’ai osé l’infâme, en demandant pire ce qui s’est révélé être plus politiquement incorrect que des statistiques ethniques, pour savoir :

1. Quel est le nombre d’adhérents qui ne sont pas intéressés par la mise à disposition des salles ? Autrement dit des chrétiens qui comme moi, veulent juste participer à l’entretien des locaux paroissiaux de manière désintéressée, et qui ne voient pas Jésus que comme un Jawad BENDAOUD. Et de suggérer qu’il y a un problème de n’avoir que 150 foyers adhérents avec 500 à 600 paroissiens réguliers. Ils sont où les chrétiens ? Pourquoi ne financent-ils pas ?

2. Quel est le nombre de paroissiens et de personnes invitées qui participent au repas du nouvel an ? Là aussi pour savoir combien de paroissiens se reconnaissent dans l’association paroissiale, et ne sont pas des gens extérieurs qui viendraient là que pour manger à l’œil, puisque le repas n’est pas payant mais financé par un système de dons anonymes et libres ? Un repas de surcroît malhonnêtement présenté comme un « repas paroissial », alors qu’il s’agit en fait d’un repas des adhérents de l’association. Un repas, finalement, dans lequel on se retrouve à la table de gens qui ne partagent rien, parce que ce sont des amis d’amis, ou juste des gens venus pour manger, ce qui moi m’emmerde parce que je peux alors aussi changer chez moi. Je connais de plus en plus de personnes qui n’y viennent plus parce qu’ils ne se reconnaissent pas, mais ça ne dérange pas l’association, et ça n’interroge pas non plus l’Église…

Et qu’est-ce que je n’ai donc pas entendu ? Que les gens étaient outrés par mes questions, et qu’on ne faisait pas de classement ni de discrimination dans l’Église. Qu’on accueillait tout, et tout le monde (ma cotisation oui mais pas mes questions, ni vraisemblablement ma personne, qu’on n’accueillera peut-être bientôt plus, mais c’est pas grave tant qu’on dit dans notre prière universelle qu’on est d’accord pour accueillir des migrants).


Ensuite, j’ai demandé 3. si l’association pouvait oser demander en mairie le compte-rendu de la dernière commission Sécurité et Incendie, effectuée par le SDIS. J’ai précisé que j’avais un avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) qui indiquait la communicabilité du document. C’était juste histoire de savoir si on était en sécurité, et si la mairie fait son boulot ! Mais ça ne les intéresse pas ; pas plus que de savoir s’il y a des infiltrations parce que la couvertine en zinc est soulevée. Ils savent, et la mairie est informée !

Et qu’est-ce que je n’ai pas aussi entendu ? Que ça ne servait à rien. Qu’on avait déjà les preuves que la sécurité était bien assurée. Qu’on n’était pas légitime à le demander (et de quel droit ?). Que les normes changeaient tellement souvent, qu’on allait pas chercher la petite bête (ce qui est sans rapport avec ma demande). Bref, des faux-fuyants pour ne pas se mettre mal avec la mairie.

Et puis plein d’interruptions, et puis de bavardages, qu’il n’y avait qu’avec moi, et pas avec les autres questions des adhérents. Ça manquait de sincérité pour ne pas dire les choses.


J’ai enfin posé deux dernières questions, lesquelles objectivement pouvaient ne pas appeler de polémiques, avec leurs réponses.

4. Est-ce qu’on pourrait inscrire le principe de non-dégradation des salles dans un règlement intérieur de l’association ? Et on m’a répondu que ça y était déjà, alors que l’association n’a pas de règlement intérieur, et qu’on fonctionne avec des conditions générales d’utilisation des salles, dont je m’interroge sur la valeur juridique au-delà du fait que ce soit un papier signé…

5. Est-ce que l’association avait réfléchi à l’achat d’un défibrillateur automatique qui pourrait servir à la fois pour l’église sainte-Thérèse, et les salles qui la jouxtent ? Mais au lieu de me répondre simplement par OUI ou par NON, il y a tout de suite une personne qui est intervenue pour dire que ça ne servait à rien, qu’il fallait se limiter au massage cardiaque, et qui en a profité pour flinguer le « bouche-à-bouche », lequel devient pourtant nécessaire à partir de la quatrième minute d’arrêt cardio-respiratoire selon mes cours de secourisme…


L’absence de réaction des chrétiens présents me montre bien l’inutilité de mon combat politique. La soumission des personnes, et le refus de la réflexion par la critique. J’ai posé cinq questions dont trois questions potentiellement polémiques, et cela a déplu en tant que soit j’ai eu droit aux commentaires qu’on s’en foutait, soit que trois ou quatre personnes se sont relayées pour ne pas y répondre. Vraiment hâte de lire le compte-rendu pour voir ce qui aura filtré de mes questions, et des réponses qui m’ont été faites. Nous pourrons alors comparer…

Ça m’attriste sinon de subir une telle pastorale, qui est d’abord un échec des chrétiens parce que cette association n’évangélise pas, voire même qu’elle n’accueille rien d’autre que l’argent de ses membres (surtout de ceux qui utilisent les salles). Et non seulement, ça ne m’encourage pas à inviter d’autres personnes, mais ça aurait plutôt tendance à me dégoûter. Surtout de voir comment on me traite, alors que je me rends quand même assez disponible pour elle…

Donc finalement, l’ASTSM ne se révèle être qu’une association pour faire de l’argent (même si elle l’utilise très bien après, et que je n’ai rien à dire de la gestion), mais elle ne nous dit rien de Jésus, et elle ne semble pas amener de nouveaux croyants dans l’Église. Je ne suis pas totalement détaché de l’argent, mais j’aimerais que le Christ à Savigny ne se résume juste pas qu’au mec qu’on fréquente, et à qui on file du fric, pour avoir une salle à bon prix. Je n’aime pas cette image que nous renvoyons, mais qui ne choque personne d’autre que moi.



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Une réflexion au sujet de « En colère après l’assemblée générale 2018 de l’Association sainte-Thérèse saint-Martin (ASTSM) »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Le repas paroissial : non béni par le père David, sans doute pour ne pas froisser les susceptibilités de SES invités dont certains ne mangent pas de porc et qui ont eu un menu adapté conformément à la sourate n°5 (ne cherchez pas une sourate ne se trouve pas dans les bibles chrétiennes)

    L’EPC ou Espace Père Coindreau, une grande salle moins chère que les autres. Païens, athées, agnostiques, rassurez-vous on ne demande pas un certificat de baptême. Le club de judo a loué plusieurs fois la salle pour ses réunions de cohésion (au moins on ne risquait pas trop de se faire bordéliser par des éléments extérieurs voulant taper l’incruste). ELAN-Savigny-Environnement aussi pour plusieurs de ses AG, lors de son temps de bannissement municipal par Marsaudon puis Spicher !

    « qui ne voient pas Jésus que comme un Jawad BENDAOUD » : Il faut rappeler ce qu’il a dit en direct à Télé-Pognon alias BFMTV « on m’a demandé de rendre service j’ai rendu service, monsieur »

    Pour recruter, l’Église persiste à ne compter que sur les familles pour inscrire d’office les enfants au cathé histoire de perpétuer les traditions familiales. Qu’en retiennent les enfants ? En ce qui me concerne : état néant ! C’est moche à dire mais c’est la réalité.

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