L’hypocrisie des appels dans l’Église catholique à Savigny-sur-Orge

Affiché dans les églises de ma paroisse ces appels à venir aider en catéchèse et en aumônerie. J’ai essaye d’y répondre, mais on m’a refusé en tant que j’étais « malveillant », que j’étais dans une opposition « constante et revendicative », que j’étais « source de division et de rupture », et aussi intolérant, diviseur, extrémiste, juge, avec un regard négatif, ne favorisant pas l’accueil. Alors, tous ces appels aux bonnes volontés me font bien sourire !

Dans le même temps, je me suis moi-même parfois opposé, toujours dans le cadre de décisions collégiales dans lesquelles on me demandait mon avis, à l’appel de certaines autres personnes en tant que je pensais qu’elle ne s’épanouirait pas dans leur mission, voire qu’elle serait néfaste pour les personnes au contact de qui elles seraient. Par exemple des chrétiens en plein questionnement existentiels qui se proposaient pour accompagner au catéchuménat.

Sauf que je n’ai jamais accusé ces personnes de tous les maux qu’on me reproche, et qui j’ose croire, ne sont pas tous justifiés. Et je pense qu’en réalité, c’est davantage mon esprit critique, mon rapport historico-critique aux textes de la Bible, mes formations et surtout mon engagement politique qui dérangent. Car le bon chrétien ne fait pas de politique ; il est resté bloqué en 1870 et il est trop dans les choses célestes pour s’intéresser aux bassesses terrestres…

Je ne cacherai pas non plus que j’ai connu pire reproches, notamment lorsqu’une certaine Geneviève LARSONNIER m’a dit à la fin d’une messe que j’étais une émanation du Diable et qu’il fallait qu’on me retire tous les enfants du catéchisme que j’accompagnais alors. Dans ces conditions, il est normal qu’on me refuse ces engagements ; mais alors pourquoi ne pas me chasser définitivement de l’Église, ou me laisser continuer à faire ce que les autres ne veulent pas ?

De fait, on va parfois se retrouver avec des personnes appelées, tout à fait charmantes par ailleurs, mais qui ne vont pas faire la mission, et puis on s’étonnera par exemple que les personnes ne restent pas dans l’Église ou dans leur engagement. Alors que peut-être qu’il en aurait été différent, si on avait bien discerné depuis le début, mais aussi et donc que ceux qui discernent connaissent un petit peu les gens qu’ils appellent. Or, on ne se connait plus…

Le problème de l’appel vient du fait que l’Église refuse d’avoir du recul sur ses pratiques, et qu’elle laisse les mouvements et services s’épuiser. Puis quand il n’y a plus personne, alors on regarde qui on peut appeler. Sans prioriser les besoins, ni mettre l’accent sur le catéchuménat, qui n’est que la porte d’entrée de l’Église par laquelle nous nous ouvrons au monde… Or, la vivacité de l’Église, c’est que dans la France déchristianisée de 2018, elle continue d’accueillir !




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