Mon Père, je m’abandonne à toi ; un chant d’Église déresponsabilisant

Pourquoi Dieu nous a créé, et quel est notre rôle sur la Terre ? Voilà les deux questions qui s’imposent à nous, à l’écoute de ce chant. Et la réponse qu’il donne, datée, passive, voire contraire à la théologie catholique, ne me convainc pas…

Je n’ai rien contre les prières de Charles DE FOUCAULD, et de sainte Thérèse de l’enfant Jésus (« Je n’ai d’autre désir que de t’appartenir »), si ce n’est qu’elles sont personnelles, et pas ou plus tellement adaptées à notre temps, de l’après Vatican II.

Dans la tradition mésopotamienne, qui a inspiré la tradition juive, l’Homme est créé pour travailler à la place de petits dieux, devant servir des grands dieux.

Dans la tradition judéo-chrétienne, l’Homme est créé pour aimer, et partager l’Amour de Dieu. Et le christianisme nous précise que le Royaume est déjà commencé.

Si la semaine dure bien sept jours, en comptant le jour de repos pris par Dieu, n’est-ce pas parce que c’est à l’humanité de bosser à partir de ce septième jour ? Sinon le huitième ?

Alors certes, Dieu veut notre confiance. Mais il ne nous a jamais demandé d’aller nous tuer, ou de « remettre nos esprits », ce que Jésus ne fait qu’au moment de mourir. Sommes-nous donc mieux que Jésus ?

Donner de soi, s’investir personnellement, ce n’est pas tout abandonner, ce qui est en plus matériellement impossible. Serions-nous donc simplement des soldats dans l’attente d’un ordre de marche venant de Dieu ?

Une fois que l’on a chanté cela, que fait-on ? Est-ce qu’on attend une révélation, au risque d’interpréter ce que nous voulons faire, comme la volonté de Dieu ?

Peut-on imaginer que Dieu veut des Hommes soumis qui attendent leur mort, en disant qu’ils font confiance, et qu’ils offrent leur esprit et leur cœur ?

Si donc la prière de deux religieux a un sens par rapport à leur vie, et à leur époque, pourquoi nous approprier ces chants pour notre époque, sinon pour nous déresponsabiliser ?

Dieu nous a offert la liberté, saisie par Adam et Ève qui ont fait le choix de manger du fruit de l’arbre de la connaissance, et de se retrouver sur la Terre. Cette liberté ne nous a pas été retirée. Alors profitons-en, plutôt que de la nier, pour nous en servir pour aimer !




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2 réflexions au sujet de « Mon Père, je m’abandonne à toi ; un chant d’Église déresponsabilisant »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Tu as dépassé un niveau de conscience qui fait que désormais l’Église ne t’apportera plus grand chose, et que tes réflexions non conformes te font passer pour hérétique à bannir pour les troubles qu’ils pourraient occasionner dans les esprits inconscients.

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    1. Vagneux Olivier Auteur de l’article

      Cette période que tu annonces est déjà commencée. Après m’être fait virer du Secours catholique, on m’a fait comprendre qu’il valait mieux que je prenne mes distances avec le catéchuménat. Et alors que je me proposais pour l’aumônerie, on m’a opposé une fin de non-recevoir.

      Répondre

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