Rénovation de Grand-Vaux : que retenir de la présentation des travaux ?

Je parlerai de ce sujet avec d’autant plus de libertés que les habitants de Grand-Vaux ne m’ont jamais accordé que sept voix, et qu’ils m’ont ignoré lorsque je les prévenais qu’ils se feraient niquer à la fin. Ce jour est arrivé ce 29 novembre 2017. Avec les différentes annonces réalisées, la valeur immobilière des biens vient de prendre le plus grand coup de son existence, et l’ANRU pourra exproprier les locataires pour encore moins cher…

Pendant deux ans, on a demandé aux gens (« Les gens DU Grand-Vaux ») de se plaindre, et notamment aux idiots utiles du Conseil citoyen, qui n’étaient surtout pas contents à l’issue de la réunion. Personne n’a d’ailleurs réagi quand l’architecte leur a dit que l’Yvette était un égout, sous entendu les mecs que vous vivez dans la poubelle de Savigny. Et puis les gens s’étant bien lamentés, on leur a trouvé une belle solution : démolir leur habitation. Pour virer les pauvres…

Car si personne n’avait posé la question, les organisateurs n’auraient pas dit démolir 581 logements sociaux pour n’en reconstruire environ que 300. Avec la différence qu’ils vont (re)construire 700 logements privés pour remettre un peu plus de riches. Plutôt que de donner aux habitants de Grand-Vaux les moyens de s’enrichir, ils préfèrent les déporter et les remplacer par des gens qui parce que plus riches, devraient mettre moins de bazar…

Il y a un gros problème de méthode. On demande d’abord aux gens de se prononcer puis on verra comment les reloger. Et quand je rappelle que la Loi impose au moins trois propositions à moins de 5 km de Grand-Vaux, on me répond qu’on va convaincre les gens en leur proposant mieux mais ailleurs. Le but est de renouveler la population, qui ne sera d’ailleurs pas prioritaire pour revenir après travaux ; eux appellent cela plus joliment « mixer diverses populations ».

Il leur aura donc fallu une heure pour mettre le public en condition, créer l’angoisse, et mieux leur imposer leur violence, avec des petites phrases du type « c’est une réunion d’informations » ou  « peut-être des démolitions ? ». Notons que j’avais aussi raison sur le déménagement de la crèche des Moussaillons… (Ah oui, mais c’est pour qu’elle passe à 60 berceaux !). Vu le temps qu’ils ont passé sur la présentation DU scénario, cherchez pas, c’est le 1 qu’ils vous font choisir !

L’architecte, vraisemblablement pas urbaniste, valait le détour. Pas plus que les autres, il n’a été capable de savoir dire « Grand-Vaux » en deux ans de travail. Mais il nous a surtout sorti quelques pépites comme à propos du chemin de l’Yvette : « c’est dangereux parce que moi, je l’ai testé » ou encore « la ligne de bus a pour vocation d’être pérennisé. » Il a présenté Grand-Vaux pour quelqu’un de l’extérieur. Mais il s’adressait à des gens de l’intérieur ! MACRON en Afrique !

Dans le public, les gens étaient à la fois assommés et dans le même temps assez résignés par les deux scenarii d’aménagement proposés (il paraîtrait qu’il en aurait existé un troisième écarté par le maire). Paradoxalement, beaucoup se disent que tout ne pourra pas être fait parce que ça coûtera vraiment trop d’argent ; lesquels espèrent en fait rester chez eux. Mais non, l’atelier du 6 décembre est bidon ; on vous demande d’acter les démolitions et c’est ça que vous allez faire !

MEHLHORN toujours égal à lui-même, ayant oublié que Grand-Vaux a été retenu par l’ANRU en 2014 et pas en 2015 (c’est écrire comme il suit le dossier). Il nous a sorti qu’il ne pouvait pas y avoir de piscine parce qu’il allait y avoir une Poste. C’est logique. (Et je rappelle que la piscine était dans le programme de MEHLHORN…). Et de nous vendre encore le TTME ou Tram 12 express qui ne servira que pour aller à Massy ou à Évry s’il voit le jour (donc dont tout le monde se fout)…

La moitié des questions a porté sur la préservation des espaces verts ; c’est écrire combien les habitants sont atones… Mais cela aura permis d’apprendre que les associations syndicales libres n’avaient pas été consultées. Intéressant aussi de voir qu’ils vont bâtir en zone inondable, et sur la copropriété de l’Yvette, dont ils espèrent bien qu’ils vont lui filer le parking bas et le parc de devant, pour en faire un « espace-partagé ». Tous ces collabos qui vont être déçus…

À noter que je m’interroge enfin sur la partialité de l’article du Parisien vu que leur journaliste Laurent DEGRADI se fait faire la bise et tutoyer par une partie des cadres municipaux dont ma chère Valérie RAGOT… Pour le reste, rendez-vous dans quinze ans pour voir ce que va donner, quand la population actuelle n’y sera plus, malgré le travail de « citoyens référents » pour les reloger en priorité. Je suis écœuré que les gens soient aussi naïfs mais c’est bien fait pour eux !

Et de préciser que si je suis élu aux municipales de 2020, j’essaierai de sauver ce qui peut l’être, mais que ce sera certainement trop tard. Ce projet est bidon. Il ne correspond pas aux attentes de la population et se résume à déporter les pauvres pour augmenter le revenu médian à Savigny, et diminuer les problèmes d’insécurité. Ce n’est donc que recréer ailleurs des « mini Grand-Vaux », avant que la nouvelle population ne finisse elle aussi par s’en aller comme en 1970 !


Prochain atelier le mercredi 6 décembre 2017 à 19 heures à la maison de quartier de Grand-Vaux


Les photos des plans (cliquez pour les agrandir)

En rouge, ce qui va être détruit



L’audio de la réunion sera prochainement accessible en bas de cet article.

Mais le fichier audio pesant 130 Mo, les logiciels que j’utilise nécessitent que je découpe le fichier en trois.



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Une réflexion au sujet de « Rénovation de Grand-Vaux : que retenir de la présentation des travaux ? »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Les gens ne veulent pas écouter ceux qui leur annoncent les vérités peu réjouissantes. Tu as tort non pas parce que tes analyses et tes projections sont erronées mais parce que tu annonces des choses qui ne correspondent pas à ce que les gens espèrent.

    Et encore, on a été trop optimistes. On avait tablé sur 3 scénarii : 1) moisi, 2) très moisi, 3) hyper moisi, les 3 sortis d’un chapeau. Et au final le moisi serait adopté à l’unanimité. Les « Grands-Vallois » se contenteront que de deux et avec le sourire SVP !

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