Les « nouveaux intolérants »

Les « nouveaux intolérants » sont des personnes qui défendent le principe de tolérance mais qui ne le pratiquent pas. En cela, ce sont des idéologues dangereux, qui ont perdu un certain sens de la réalité ; et qui sont à la limite plus néfastes que les idéologies qu’ils prétendent combattre, et dont ils font finalement le lit. Car finalement, ces gens combattent-ils l’intolérance, ou aggravent-ils l’intolérance globale en France ?

Moi, je suis intolérant, et je le revendique, mais c’est normal parce que je suis un connard de droite. Oui je réfute le relativisme culturel, et je pense qu’une civilisation cannibale est inférieure à une civilisation non-anthropophage. Mais la gauche, si parfaite, élevée dans les idées de VOLTAIRE et de ROUSSEAU ne peut pas être cela !

Quelle différence donc entre les intolérants et les « nouveaux intolérants » ? L’hypocrisie, essentiellement venant de gens à qui trop longtemps, on s’est interdit de dire qu’ils étaient intolérants, au nom du politiquement-médiatiquement correct et au prétexte qu’ils combattaient (faussement) l’intolérance. Mais tout cela est bel et bien fini !

Aujourd’hui, et malgré nos propres intolérances que nous connaissons, et que nous ne nous cachons pas, nous ne tairons plus et nous allons dénoncer toutes les intolérances quelles qu’elles soient ! D’autant plus dangereuses quand elles viennent de personnes qui auto-justifient leur intolérance par un quelconque combat politique et associatif.


Qui sont les « nouveaux intolérants » ?

Par exemple, ce sont les antiracistes, qui affirment qu’il n’existe pas d’inégalités entre les races, donc qui en fait justifient qu’il existe des races, alors que c’est faux parce qu’il n’existe pas de races humaines.

Ou ce sont les antifas qui dénoncent les violences quand elles sont commises par la Police, mais qui s’autorisent à tout casser en manifs, ou lorsque ça paraît ressembler à l’extrême-droite.

Dans un autre genre, ce sont des personnes qui sont prêtes à accueillir un inconnu chez elle, pour la raison qu’il est migrant, mais qui refusent de serrer la main de leur voisin s’il exprime une sympathie pour le Front national.

Ou ce sont des personnes qui prônent le multiculturalisme mais uniquement quand c’est la culture de l’autre qui vient prendre la place de la culture d’origine. Qui vont accepter un « camp d’été décolonial interdit aux blancs » mais s’offusquer d’une fête du cochon.



Je voudrais raconter trois histoires qui me sont arrivées sur deux semaines d’octobre 2017 avec une Savinienne sur Facebook (1), avec une conseillère municipale PS d’Athis-Mons (2) et l’association Amnesty international de ma commune de Savigny-sur-Orge (3) et qui sont la preuve du développement de cette « nouvelle intolérance ».


(1) C’est une conversation qui démarre sur une injustice que je dénonce, à savoir que depuis les attentats, les juifs ont une protection gratuite de l’État qui s’appelle Sentinelle (Vigipirate) tandis que les chrétiens doivent parfois, et pour certaines cérémonies à risques, payer de leurs poches pour un service de sécurité (à la cathédrale en tout cas).

En face, la personne me répond que l’Église peut payer parce que le Vatican a de l’argent, et puis qu’il y a la banque du Vatican dans laquelle le Pape peut piocher quand il a besoin.

Je sors alors les chiffres de Wikipédia et différents autres documents de preuves, qui montrent que l’Église n’est pas si riche que cela, malgré effectivement toutes les dorures du Vatican.

Et la personne n’ayant rien d’autre à répondre me dit que je suis intolérant, qu’on ne peut pas discuter avec moi, et elle casse notre amitié Facebook.


(2) C’est à une conférence de l’association « Ouvrir le débat » sur le thème du rôle, de la place et de la représentation des femmes dans le judaïsme, le christianisme et l’islam.

Tout au long de la conférence, j’entends dans la salle les gens qui font des remarques quand on évoque la misogynie dans les textes chrétiens, puis qui sont brusquement silencieux quand il est question de l’islam (en cela, ils trouvent donc normal que l’islam soit misogyne).

Dans ma tête, je me dis surtout : « Merde, mais qu’est-ce qui pose problème aujourd’hui en France ? La misogynie de saint Paul ou l’application littérale du Coran par des intégristes ? Pourquoi ces gens ne sont pas choqués par la misogynie de l’islam ? ».

Puis vient le tour des questions et je demande si c’est réellement la religion qui pose problème dans la société française, ou si elle n’est juste pas utilisée comme prétexte par des gens qui ne la connaissent pas forcément. Et je prends l’exemple du café-bar-PMU de Sevran.

Ma voisine, la conseillère PS d’Athis Maryse LABBÉ, commence par me dire que ce n’est pas vrai, qu c’est une rumeur. Puis d’un coup, elle s’énerve et devient méchante, et elle me dit qu’il n’y a pas de bar interdits aux femmes, et qu’elle l’a vue car elle y est allée !

Je lui réponds que Clémentine AUTAIN aussi y est allée, que ça ne prouve rien et elle arrête alors la conversation.


(3) C’est une bourse aux livres organisée par l’ONG Amnesty international qui lutte pour les droits humains et contre les violences institutionnelles.

Mais alors que je salue un homme (qui me bloque le champ de vision), j’entends derrière lui une femme qui dit : « Ah non, celui-ci, je ne peux pas le voir ». Et je vois le groupe de femmes avec qui elle parle qui se retourne pour ne pas que je puisse les saluer.

Où est le respect de mon droit humain ? Quelle est cette violence qui m’est faite de m’exclure parce que j’ai une pensée et des propos qui ne plaisent pas ?


Les trois exemples que j’ai pris ne s’appliquent qu’à des adultes, « pollués » par une certaine éducation et certaines convictions. Mais l’intolérance est encore pire chez les jeunes, élevés dans un prétendu « culte de la tolérance », en réalité une ignorance crasse des choses. On leur dit ainsi dans les programmes scolaires que HITLER est méchant mais on ne leur dit pas totalement pourquoi HITLER est méchant et on hiérarchise en plus les motifs d’intolérance.

Ainsi HITLER est méchant parce qu’il tue des juifs, mais pas parce qu’il met en place une structure totalitaire qui place l’individu sous coupe réglée. Mais a contrario quand un Palestinien tue des juifs, ce n’est pas parce qu’il est HITLER, mais parce que Israël colonise la Palestine… Comment voulez-vous donc qu’on s’y retrouve quand la définition du bien et du mal ne répond plus à une définition généraliste, mais à des appréciations subjectives variant d’un cas à l’autre…



Une réflexion au sujet de « Les « nouveaux intolérants » »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Personnellement, il y a bien longtemps que je n’ai pas mis les pieds dans un bar, lieux d’une pseudoconvialité à l’odeur de pastis. C’est cher, toujours bruyant, pas toujours très propre (les tickets de PMU qui jonchent le sol), et j’ai rarement été bien reçu ! En gros, ne t’avises pas à demander ta route sans prendre une consommation !

    Répondre

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