Savigny-sur-Orge : trois questions sur l’emprunt de 3 millions € à 1,18 % fixe

Enfin ! Alors que les taux des prêts aux collectivités ont connu leurs records de faiblesse en 2015, Savigny se met à emprunter 3 millions € à 1,18 %, après n’avoir rien emprunté en 2016 (alors que les taux étaient autour de 0,8 à 1 %) ; et au taux exorbitant de 3,25 % en 2015 parce qu’on rachetait nos emprunts toxiques plutôt que de les attaquer en Justice. Mais paradoxal pour une municipalité qui voulait réduire l’emprunt au strict nécessaire !

Alors ne vous laissez pas avoir ! La municipalité va vous dire que c’est grâce à sa fabuleuse gestion qu’elle peut désormais emprunter à ce taux-là. C’est parfaitement faux, elle aurait pu le faire dès 2014 sauf qu’elle n’avait alors aucun autre projet idéologique que de désendetter massivement la Ville en vue d’une annonce dans son bilan en 2020. Moyennant quoi, nous étions à 38,7 M € de dette en 2014 pour arriver à 32,9 M € en 2017, et nous repartons à 35,9 M €…


Première question : Le plan pluriannuel d’investissement (PPI) de Savigny est-il viable ?

Ils ont fermé des services publics en 2015. Ils ont décidé d’augmenter les impôts en 2016. Ils veulent dépenser 6 M € par an à partir de 2017. Mais dès la première année, ils sont obligés d’emprunter pour trouver la moitié de la somme… Même si nous aurons plus de 9 millions € dans les recettes d’investissements en 2017, le PPI ne se maintient que parce qu’il y aura une reprise des sommes inscrites mais dont les dépenses restent à réaliser d’une année sur l’autre.


Deuxième question : La politique de désendettement du maire est-elle utile ?

Non parce que personne ne rembourse ses dettes. En fait, ils espéraient revenir à 25 millions € de dette en 2020 pour dire avoir désendetté la ville d’1/3 de ses créances donc ils ont chargé la mule par idéologie en choisissant de rembourser au-delà des capacités. Mais à ne pas investir dans des outils créateurs de richesses, ce désendettement ne sert à rien puisqu’on doit réemprunter, et nous pénalise puisqu’il nous coûte plus cher à court terme sans gains à long terme.


Troisième question : Ne retrouvons-nous pas les mauvaises pratiques du précédent mandat ?

En 2010, Laurence SPICHER augmentait fortement les impôts, et pouvait le faire grâce à l’abstention d’Éric MEHLHORN et de sa bande. Puis à partir de 2011, elle accomplissait en moyenne 3 millions € d’emprunts tous les ans, passant la dette de 26 M € à 38 M €. Éric MEHLHORN, du fait de la baisse des dotations, repart dans un tel cycle dispendieux, et le prochain maire, quel qu’il soit devra réaugmenter les impôts en 2022 pour stabiliser son budget.


Je ne comprends pas ce qu’il y a de droite à refuser le libéralisme, et à utiliser toutes nos ressources pour désendetter des emprunts hauts, plutôt que de financer tous nos autres investissements par des taux très bas, en utilisant cet argent pour créer de la richesse ; pour qu’une fois que l’économie générale soit rétablie et que des gains productifs soient attendus chaque année, on puisse effectivement désendetter. En fait, ils ont fait l’inverse de la logique économique.




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