Hommage à mon arrière-grand-père, Roger-Camille JEANNIN

Parce qu’il aurait eu 120 ans aujourd’hui, alors je vais consacrer un petit article à la mémoire de mon arrière grand-père Roger-Camille JEANNIN. Je précise qu’il s’agit du grand-père maternel de mon père, donc du père de ma grand-mère paternelle.

C’est un homme qui est décédé en 1994 donc que je n’ai pas connu, même si je dispose de photos et d’un film sur lequel j’apparais en compagnie de mes deux arrière-grands-parents, tous les deux disparus la même année.

Je ne sais pas grand chose de lui. Ma famille n’aime pas parler du passé, moyennant quoi mes grands-parents disparus à leur tour (à noter que leurs parents ont quand même vécu presque dix ans de plus qu’eux pour trois des quatre), il ne reste pas grand chose : des photos, des diapos, des films, des souvenirs lointains…

Je sais qu’il était chef de gare, et que c’est comme cela que mes grands-parents se sont rencontrés puisque le père de mon grand-père paternel était aussi chef de gare.

Cela m’intéresse pour ce que ça nous dit de la France. Leurs enfants ont été respectivement ingénieur EDF et préposée de la Poste, et ils ont abandonné leur Bourgogne – Franche-Comté natale pour l’Île-de-France.

Le Bureau de la Légion d’honneur a su me retrouver la date de sa décoration de chevalier de Légion d’honneur, en tant qu’ancien combattant de 14-18, survivant en 1990. J’ai sinon trouvé trace de la médaille militaire qu’il a également reçu, selon le Journal officiel, bien que le Bureau de la Légion d’honneur n’en ait justement trace… Je sais qu’il avait été gazé et qu’il en ait gardé des difficultés respiratoires qui ne l’ont pas empêché de mourir à 97 ans.

La légende aussi. Celle que me racontait mon grand-père, donc le gendre de celui que tout le monde appelait Camille, à savoir qu’il aurait participé à la résistance active dans sa Bourgogne natale pendant l’Occupation.

Selon mon grand-père paternel, dont j’ai le seul témoignage qui remonte à une dizaine d’années, ils partaient à trois, manifestement pour des actions de sabotage. Ils s’armaient et disaient chaque fois adieu à leurs femmes et à leurs enfants, au cas où ils se feraient prendre car selon mon grand-père, ils disaient savoir que s’ils étaient capturés ainsi armés, alors ils seraient fusillés.

L’un des trois, une autre personne de la famille, beaucoup plus éloignée de moi, a d’ailleurs été fusillée peu avant la Libération. Selon sa femme, il aurait provoqué les Allemands…

Un jour, quand j’aurais pu intégrer un club de tir en Essonne et je suis sur liste d’attente depuis plus d’un an, je pourrais hériter d’une de ses armes.

Je ne sais pas de quand elle date, d’après la seconde guerre si j’ai bien compris, même si le modèle de l’arme date de 1915 ; il s’agit d’un revolver « DE MARTIN A BASCARAN-EIBAR » de type »MARTIAN » CAL 7 65 avec 17 balles et 3 chargeurs.

Il paraît enfin qu’il commettait beaucoup d’excès, notamment qu’il buvait beaucoup comme la plupart des hommes de sa région et de son âge (du kir notamment), ce qui expliquerait peut-être génétiquement que je tiens bien l’alcool, tout du moins que je n’ai pas besoin de boire pour écrire des bêtises sur ce blog.

Mes amis, écrivez vos mémoires. Cela intéressera peut-être quand même un de vos descendants un jour, à défaut d’un historien.



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