Sur le compte administratif (Ville) 2016 de Savigny-sur-Orge

Je voudrais ici revenir sur quelques éléments qui ressortent du compte administratif et qui prouvent la profonde idéologie mortifère de l’équipe d’Éric MEHLHORN au premier rang de laquelle la malhonnêteté intellectuelle de Sébastien BÉNÉTEAU, maire-adjoint aux Finances. Je terminerai par une réflexion politique sur le positionnement politique de la droite contemporaine et son étrange conception des Finances.

Rassurez-vous donc, la ville est désormais « en bonne santé financière », ce pourquoi, je vous l’écris dès maintenant, avec une régularité fixe, après 2010, puis 2016, c’est en 2022 qu’on réaugmentera vos impôts ! Et tous les six ans, vous vous prendrez une hausse de fiscalité ! Et ceci, tant qu’on ne créera pas des marges en mutualisant avec l’intercommunalité ou qu’on investira pas dans des domaines qui créent des bénéfices, mais qu’on continuera de rénover le patrimoine existant, sans d’ailleurs chercher à le rentabiliser.

Juste un exemple : un kilomètre roulé par un véhicule de la régie des transports coûte 8,17 €. Combien de temps est-ce qu’on va accepter cela ? Mais comme il y a un peu de progrès, alors l’opposition se tait voire applaudit…


Commençons par quelques éléments factuels que j’arrondis dans un souci de simplification :

Le budget de la Ville de Savigny s’élève à environ 56 millions € dont 6,5 millions qui ne font que transiter pour l’agglomération.

Le compte administratif Ville pour l’exercice 2016 connaît un résultat brut cumulé de 1,188 million €, composé de 1,55 million € d’excédent en section de fonctionnement et de 366 000 € de déficit en section d’investissement.

Si l’on reporte l’argent qu’il restait de l’année précédente (2015) ; celle de la fermeture de la crèche familiale, de la Savinière, de l’arrêt de Sports vacances, de la division des subventions aux associations, on rajoute 916 000 € en fonctionnement et 506 000 € en investissement.

Aussi obtient-on une section de fonctionnement de 2 474 000 €, et une section d’investissement positive de 140 000 €.

Mais si on retire les restes à réaliser (projets budgétés mais non réalisés donc il reste l’argent qu’on avait prévu pour), il reste en cumulé net (fonctionnement + investissement) 505 000 €.

Et 177 000 € d’autofinancement net si l’on ne garde que l’excédent de fonctionnement, réinjectable en investissement.


Fort de ce résultat de 177 000 €, notre maire-adjoint aux Finances insiste lourdement sur le fait que seules les fermetures de services publics et les hausses d’impôts locaux pouvaient permettre un résultat positif.

Il ose même prétendre qu’avec 177 000 € de marges, sa solution de gestion était la seule viable. S’il fallait agir (nous allons y revenir), mais que nous arrivons à 177 000 € de marges annuelles, alors il était quand même possible de procéder autrement, ne serait-ce que légèrement.

Sébastien BÉNÉTEAU prend alors à partie l’opposition en lui demandant de choisir une de ses trois hypothèses de gestion présentées sur son diaporama. Comme si le monde de Sébastien BÉNÉTEAU se limitait à trois possibilités, et qu’il n’existait aucun autre compromis possible. Cette rigidité n’est pas digne d’un Conseil municipal.

Encore un grand moment de pathos lorsque la majorité municipale s’étonne qu’il y ait des baisses de dotations (1,8 million € en moins en 2016 dont 960 000 € de Dotation globale de fonctionnement). Pourtant, ils le savaient puisqu’ils l’avaient écrit dans leur programme ! (Enfin, on leur avait écrit)


On découvre enfin que la Ville n’a pas réalisé d’emprunt en 2016 !!!

Elle avait pourtant inscrit 2,230 millions € d’emprunt dans son budget primitif 2016, progressivement réduit au moins de 800 000 € dans la première décision modificative.

C’est absurde car les taux d’intérêts des emprunts restent très bas ces dernières années !

Mais on a remboursé 2,9 millions € de dette, soit 6 millions depuis le début du mandat.

Question : Qu’est-ce que ça change dans nos vies ? Vit-on mieux avec moins de dette ?

Oui, selon la majorité municipale, qui argue constamment qu’on va être mis sous tutelle ou qu’on va perdre nos banques qui ne voudront plus nous financer (politique de la terreur !)

Pourtant, même dans les villes les plus endettées de Seine-saint-Denis, l’État, non sans augmenter les impôts des habitants, invente des dotations exceptionnelles ! C’est comme croire que la France peut faire banqueroute ; le système financier ne peut l’abandonner. Mais ça ne doit pas être une raison pour refuser les réformes.


Grand moment de malhonnêteté de notre adjoint : pour la première fois, les charges de personnels représenteraient moins de 50 % du total du budget.

Or, comme essaie de l’expliquer de manière récurrente mais incompréhensible, le conseiller municipal d’opposition (PS) Jacques SÉNICOURT, c’est faux.

Parce que BÉNÉTEAU fait son calcul avec un budget de 56 millions € intégrant les 6,5 millions destinés à la CALPE, ce qui lui donne un ratio beaucoup plus intéressant que sur un budget de 49,5 millions €. CQFD

Ce à quoi BÉNÉTEAU dans sa malhonnêteté, répond en citant le montant brut des charges de personnel dans d’autres collectivités de 20 000 à 50 000 habitants. Cela ne veut rien dire en soi ; quels sont les budgets de ces collectivités comparées ? C’est le pourcentage qu’on peut comparer !


Depuis trois ans, la mécanique municipale est rodée : on sous-estime volontairement les recettes, on sur-estime les dépenses, on désendette en limitant l’emprunt sans trop investir au service de la population, et puis à la fin, il reste de l’argent qu’on provisionne (garde en réserve mais inscrit au budget) d’une année sur l’autre.

Je ne comprends pas que personne ne remette en cause l’absurdité de la comptabilité M14 !


Comme à chaque conseil qui traite des Finances, Jacques PATAUT, ancien maire adjoint aux Finances s’abstient bien de tout commentaire…

BÉNÉTEAU se plaint que l’assurance n’ait remboursé que 52,74 % des travaux liés aux inondations. Tu n’as qu’à revoir la police d’assurance de la Ville…

Soi disant que si la Ville va mieux financièrement, c’est aussi grâce à de nouveaux logiciels et à l’embauche d’une nouvelle responsable des marchés publics (selon MEHLHORN qui fait un bel aveu de son impuissance).

Propos intéressant enfin qui montre les limites du raisonnement mehlhornien : Savigny est une ville attractive parce que les montants totaux des droits de mutation ont augmenté. Sauf que comme leur part ont été augmenté, il y a moins de ventes immobilières, mais qui rapportent plus d’une fait d’une surimposition…

Il faut enfin intéressant d’entendre de la bouche d’Éric MEHLHORN l’aveu de l’échec d’une intégration à l’intercommunalité, car nous connaissons pourtant les vrais coupables.D’une part, les élus de la majorité UMP de Savigny qui sont arrivés à la CALPE les mains dans les poches sans volonté de mutualiser outre-mesure. Ensuite, Robin RÉDA qui était alors président de la CALPE et qui n’a rien fait pour Savigny. Le même que MEHLHORN a soutenu pour qu’il soit notre député, et continue certainement de nous mépriser comme il fait depuis trois ans…



ENCADRÉ : Enfin, quelques éléments de réflexion politique et économique

La majorité municipale de Savigny appartient à cette fausse droite contemporaine, qui place l’économie au centre de son action politique, tout en ayant abandonné par ailleurs et par lâcheté ce qui faisait sa véritable identité, notamment le social et le sociétal.

Il convient juste de rappeler que, malgré tout ce qu’on apprend à l’école sur le Front populaire, c’est DE GAULLE (la droite !), peut-être sous l’influence de ministres socialo-communistes mais DE GAULLE n’était pas homme à se laisser dicter ses choix, qui a réalisé les plus grandes réformes sociales du XXe siècle. On pense à la Sécurité sociale, mais je renvoie sur ce lien pour connaître le détail de tout ce qui a été fait à ce moment.

Bref, nous avons une droite qui ne veut pas faire de social (parce que c’est soi disant de gauche), mais qui est une brèle en économie, et particulièrement en capitalisme et en libéralisme, dont elle se réclame pourtant être la championne !

Je ne comprends pas, vu la faiblesse des taux, que BÉNÉTEAU ne veuille pas emprunter plus (emprunter tout court en 2016), tandis qu’il se servirait alors de l’intégralité des sommes de la section d’investissement pour désendetter la Ville. Ce faisant, il emprunterait à bas prix et casserait nos emprunts à trop bon prix !

Je rappelle que la moyenne de nos emprunts est à 2,94 % d’intérêts, quand la moyenne des emprunts prêtés en 2015 aux collectivités de 20 000 à 50 000 habitants était de 1,84 % !

Mais en réalité, la droite vise de faire comme RÉDA est de dire en 2020 : Votez pour nous, parce que sous ce mandat, nous avons diminué la dette de X millions ou de X %. (On prendra alors le chiffre le plus symbolique).

Je rappelle que BÉNÉTEAU a signé un acte de renoncement à faire valoir nos droits sur nos (anciennement) 16 millions € d’emprunts toxiques, alors que comme les autres, nous nous sommes faits tromper !

Si donc vous croyez que c’est ça la droite, vous n’avez rien compris à la politique, à l’économie, et vous êtes très bien avec MEHLHORN !



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