Les médias ont-ils fait ce qu’il fallait pendant cette campagne présidentielle 2017 ?

Jamais les médias n’auront été aussi conspués pendant cette campagne présidentielle. Tant par les candidats importants reprochant qu’on parle trop des affaires et pas assez des programmes, que par les candidats moins médiatisés le reste de l’année qui reprochant qu’on ne parle pas assez d’eux. Alors pourquoi autant de défiance face à ce qui est censé être un contre-pouvoir ? Font-ils réellement ce qu’il faut, avec honnêteté ?

Je suis journaliste, et mon regard ne sera donc pas objectif en écrivant ces lignes. Néanmoins, parce que ce ne sont pas les autres médias qui m’influencent, je ne pense pas plus que la population puisse se laisser influencer par les médias. Certes, peut-être ils convainquent une toute petite minorité qui n’a pas de personnalité et a besoin de suivre des meneurs. Mais autrement, ils ne font pas l’élection et on peut trouver sur internet des traitements qui nous plaisent…


Oui, les médias ont parlé de ce qui intéressent les électeurs

Tout à fait entre nous, il est plus jouissif de parler des affaires pour dire autour de la machiné à café qu’ils sont tous pourris, que de la réforme des retraites à accomplir pour préserver le modèle social, sujet négatif en plus. Les grands médias papier ont fait de très bons dossiers, et leurs sites internet ont de bonnes infographies permettant des comparaisons faciles. Pour le reste, les papiers ont été axés sur ce qui fait vendre, car on n’achète pas les infos sérieuses !


Non, les médias ont trop parlé des affaires et pas assez des idées

Le Penelopegate a commencé le 25 janvier et a été alimenté chaque semaine par de nouvelles révélations sur tel candidat. Les médias ont surtout épinglé les idées difficilement réalisables, sans toujours parler des contradictions qui se dégageaient des idées des uns et des autres. Ils ont pris parti contre certains candidats, sur le vote utile et les hypothèses alarmistes en cas de candidats au second tour. Ils ont trop relayé les sondages pour prétendre qu’ils s’en défiaient.


Synthèse : les médias pendant cette présidentielle

La montée de MACRON a généré un intérêt inédit : comment un homme du système peut-il se prétendre anti-système ? Puis il y a eu les primaires, au cours desquelles ils ont relayé les sondages qui se sont plantés en voyant les victoires de JUPPÉ et de VALLS. Aujourd’hui, les médias parlent plus des affaires que des idées dont ils parlent aussi, parce que les candidats en viennent à plutôt parler affaires que idées, comme pendant les grands débats et les meetings


Il faut distinguer deux types de médias : les gratuits qui sont grands publics et ont pour but de faire de l’audience : ceux-là ont plus que de raison parler des affaires. Et puis des médias plus confidentiels qui ont fait du bon boulot, mais que personne ne va acheter. La corruption n’a pas commencé avec cette campagne, et pourtant, c’est seulement en 2017 qu’on a eu l’impression de la découvrir, parce que les Français ne croient plus aux idées donc ne s’y intéressent plus.

On ne peut pas jeter bébé avec l’eau du bain. Certains, même s’ils ont l’impression d’être minoritaires et peut-être le sont-ils, ont quand même fait le travail. Qui a achetés ces journaux ? Mais parce que l’information gratuite, qui est possédée par de grands patrons est plus accessible, alors la perception des informés est faussée car captivée par les travers d’une majorité, au milieu desquels elle n’arrive plus à faire la part des choses et à voir l’objectif indépendant existant.



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