Chronique du film « L’appel des zombies » inspiré du roman « Cellulaire » de Stephen KING

 Attention SPOILERS !

Voilà longtemps que je n’avais pas regardé un film d’horreur, et longtemps que je n’étais pas tombé sur un aussi mauvais film que le Transperceneige. Mauvais car les effets spéciaux sont ratés et que les comportement des zombies est encore une fois incohérent et illogique. Le scénario du film n’est pas calqué sur le livre dont il est inspiré, et c’est encore plus incompréhensible que l’œuvre de Stephen KING, déjà pas toujours simple…

Je n’ai vu le film qu’une seule fois et je n’ai donc pas pu noter tous les dialogues qui mériteraient plus d’analyses. La fin peut être interprétée de manière différente. Le film nous invite à réfléchir sur nos usages du portable. Il dénonce nos comportements matérialistes et consuméristes qui nous couperaient de la réalité ainsi que la « vanité de la super-inidividualité ». Il critique nos comportements de masse, car avec ou sans l’impulsion du film, nous sommes ces zombies !

Comme dans tout bon film américain, il y a une morale, des gentils qui gagnent (du moins qui ne perdent pas) parce qu’ils arrivent à s’unir et à mettre leurs sensibilités de coté, des extraits de la Bible (le psaume 40), des effets spéciaux, une théologie de comptoir : les êtres humains sont la religion des anges ; un peu de racisme et une forme discrète de plaidoyer pour les armes à feu, au cas où il y aurait une attaque de zombies pour se prévenir à la maison !

C’est aussi un film plein de préjugés sur les zombies. Pourquoi sont-ils toujours très cons ? Pourquoi meurent-ils sous les balles ? Pourquoi sont-ils capables, comme dans World War Z, de distinguer ceux qui sont déjà contaminés et ainsi de ne pas les attaquer ? Pourquoi peuvent-ils s’enflammer ? Pourquoi n’agissent-ils tous pas pareils ?

Mon commentaire : Personnes sensibles et électrosensibles s’abstenir !


Tout commence avec Clayton, un dessinateur qui a plaqué sa femme depuis un an, mais qui la contacte à l’aéroport de Boston pour avoir des nouvelles de leur fils. Il voudrait revenir vivre avec eux mais n’ose pas leur dire !

==> Dénonciation de nos lâchetés ; le téléphone ne nous rapproche pas s’il ne nous éloigne pas.

Son portable s’éteint alors, complètement déchargé et tandis qu’il cherche à téléphoner d’une cabine fixe (en France, le film s’arrête ici), tous les gens autour de lui qui sont au téléphone se mettent à convulser, bave blanche aux lèvres, et à se transformer en zombies, se suicidant ou se mangeant les uns les autres. À noter cette fille zombie qui se suicide contre un pilier, ou ce gardien de sécurité qui mange son chien hurlant de douleur.

==> Dans cette scène, les zombies réagissent de différentes manières, parfois avec logique et intelligence, alors que plus tard ce ne sont plus que des légumes…

Clayton descend alors dans le métro pour fuir et rencontre Tom, le conducteur d’une rame qui ne peut plus démarrer faute d’électricité. Ils fuient ensemble dans les couloirs, accompagné d’un inutile jeune homme, DJ de profession, qui se fait tuer peu de temps après.

Clayton et Tom s’échappent par une bouche d’aération, et arrivent chez le dessinateur. Sur ses murs, des dessins où le méchant de son œuvre est un homme à sweet rouge.

==> Puritanisme américain ; l’homme est puni d’avoir voulu représenter le diable…

Clayton emprunte le portable de Tom pour envoyer des SMS à son fils et lui dire qu’il vient le chercher. On apprend que envoyer des SMS ne transforme pas en zombie parce qu’il n’y a pas d’impulsion de l’appel. La réponse est brouillée. Tom conseille alors à Clayton de mettre le portable au congélateur pour en économiser la batterie…

==> C’est déconseillé sur la notice de mon téléphone…

Frappe alors à la porte Alice la jeune et jolie voisine, qui a tué sa mère pour survivre, et qui cherche maintenant à fuir avec eux. Tom se met alors à picoler, et ce n’est pas la dernière fois.

Ils partent le lendemain et trouvent à s’armer chez une gentille famille pro-gun, malgré tout décimée, qui possède un arsenal chez elle. Tom, qui est Noir, ne veut pas y aller au début parce qu’il préjuge que les pro-guns sont racistes et vont lui tirer dessus.

Ils s’arment. Puis dans le jardin, ils aperçoivent un enfant sur une balançoire qui caresse gentiment un petit chien (et ne le mange pas comme le gardien de l’aéroport ; c’est aussi incohérent que dans Alien quand il ne tue pas le chat…). Mais le garçon en les voyant attire sur eux une foule de zombies, ce qui permettra aux héros de découvrir que les zombies sont télépathes comme s’il n’avait qu’un seul cerveau sur un seul réseau. Les yeux de l’un permettent à tous de voir.

En fuyant, ils arrivent au bord d’un fleuve et se cachent sous une barque retournée que les zombies n’ont pas idée de soulever. Trop tard de toute façon, car c’est le coucher du soleil, les zombies stoppent net, ouvrent la bouche, et à la queue leu leu, ils partent au loin tout en émettant une étrange musique.

Nos héros arrivent alors à un pensionnat où seuls ont survécu, on ne sait comment, le proviseur et le fayot de service, passionné de cybernétique ; comment ont-ils résisté le premier jour ? Mystère. Des centaines de zombies sont « en recharge » au milieu du stade, et le proviseur prophétise on ne sait comment qu’un jour, ils n’auront plus besoin de se recharger ni de portables pour se contaminer. Il promet une guerre courte mais intense.

L’élève Jordan explique alors sa théorie selon laquelle l’impulsion est semblable à un virus informatique destiné à reprogrammer le comportement des êtres humains. En en faisant des zombies qui n’ont plus grand chose d’humain… Jordan parle de virus d’« impulsion », et surnomme les zombies « phonistes » ou « siphonés », selon l’anagramme que les Canadiens ont essayés d’en faire.

L’équipe élargie décide alors de brûler les zombies, qui émettent de la musique, en les arrosant d’essence grâce à un camion citerne. mais non seulement le feu réveille les zombies mais en plus le camion explose et tue le proviseur car ils n’avaient pas fermé la vanne d’écoulement en arrêtant le camion.

L’équipe se remet en marche, passe devant des villes en flammes, et arrive à un bar où ils apprennent la légende de Kashwak, une zone blanche qui échapperait à la contamination zombie car les gens n’y auraient pas été impulsés. Trois personnes y vivent : deux hommes et une femme Sally qui vident la cave en attendant de fuir.

==> Pourquoi les villes ont-elles pris feu si les zombies ne font que manger des humains ? Comment a pu se propager cette légende qui ressemble à celle d’Arcadia, dans Resident evil, sauf qu’ils ont des radios dans la saga et pas dans le film ?

En dormant, nos héros font des rêves dans lesquels ils voient tous un homme en sweet à capuche rouge, qui sera surnommé plus tard, le « président d’internet ». Clayton fait par exemple un rêve érotique dans lequel il y a sa femme…

==> Re-puritanisme : Ça t’apprendra à l’avoir trompé avec une fameuse Lisa puis quitté ! Tu es puni par là où tu as péché. Et quel rapport avec internet ? Les fréquences ?

Mais dans la nuit, Sally, la femme du bar est réveillé puis contaminé au travers de la porte par l’impulsion des zombies à l’extérieur, et elle leur ouvre la porte. Tout le monde se réveille trop tard et on découvre que les zombies peuvent désormais contaminer en émettant l’impulsion depuis leur bouche. Les deux hommes du bar meurent tués (l’un d’eux contaminé et transformé en zombie) tandis que Alice est mortellement blessée. Elle meurt un peu plus tard.

Nos quatre héros survivants arrivent à la ville dans laquelle vit le fils de Clayton qui lui indique par des lettres magnétiques sur le frigo qu’il est parti à Kashwak. Dans le grenier, Clayton tue sa femme enfermé dans un placard du grenier qui portait là encore un sweet à capuche rouge.

En chemin vers Kashwak, les quatre rencontrent une jeune femme et Ray, un pyrotechnicien en train de devenir fou. On découvre juste après que la jeune femme s’occupe de son frère contaminé, qu’elle a attachée à un arbre, dont elle a bandé les yeux et qu’elle nourrit régulièrement. Mais entendant la voix de son fils sortir de la bouche de ce zombie, Clayton lui découvre les yeux pour voir si c’est son fils et tous les zombies les repèrent.

Le petit frère zombie est abattu et tous partent en camion vers Kashwak, jusqu’à ce qu’au bénéfice d’une pause, Ray, devenu fou, s’éloigne et se suicide non sans laisser à Clayton un camion rempli de dynamite, et un téléphone pour provoquer une explosion à distance. Le groupe se sépare alors en deux.

Clayton part seul à Kashwak, en se comparant à Orphée parti chercher sa femme aux enfers (mais qui ne la ramènera pas puisqu’elle se retournera ; le type sait comment ça finit mais il y va…),  tandis que les autres vont survivre plus loin au Canada.

==> Pourquoi le salut dans ce genre de films est toujours dans les zones montagneuses et froides reculées ? (Alaska, Canada…)

En arrivant, il voit une grosse antenne au cours de laquelle tourne de nombreux zombies. Il avance son camion au pied de l’antenne et voit le « président d’internet » en sweet rouge. Il se met à rêver qu’il l’abat et qu’il retrouve son fils normal, qu’il fait exploser le camion, que l’antenne s’effondre et qu’ils partent vivre tous les deux au Canada.

La réalité semble toute autre ; contaminé par l’impulsion de son fils zombifié qu’il a retrouvé, il tourne lui aussi avec son fils autour de l’antenne… Le camion est intact et l’antenne continu d’émettre. Alors est-ce que tout cela ne serait pas arrivé si Kashwak était resté une réserve indienne sans casino, et sans antenne ? Nous n’en saurons pas plus. L’informatique est-elle donc le salut de l’homme, voulant nous reprogrammer pour nous détourner ? Et si nous nous reprenions d’abord et avant en charge ? La fin interpelle…



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