Le sacrement de réconciliation, hier et aujourd’hui, par Mgr Guy HERBULOT

À l’initiative du secteur pastoral de Juvisy – Val-de-Seine, Mgr Guy HERBULOT, évêque émérite du diocèse d’Évry, donnait une conférence de Carême ce 24 mars 2017 sur le thème « Le sacrement de réconciliation, hier et aujourd’hui ». Il prônait notamment l’organisation de célébrations pénitentielles communautaires pour recevoir ce sacrement ; comme celle qui est organisée ce lundi 10 avril 2017 à 20 h 30 à Savigny.

Dans le catéchisme de 1931, le sacrement de réconciliation part de soi-même avec un questionnaire. Les prêtres, moins instruits, avaient alors des listes de péché. Le chrétien se regardait avec le risque de prêter à Dieu le regard qu’on se porte sur soi. On craignait alors plus Dieu qu’on ne l’aimait. La réconciliation au nombre d’une fois par an figurait même dans les commandements de l’Église.


Il faudra attendre le catéchisme de 1947 pour développer une vision plus biblique, plus théologale du sacrement, en partant de l’amour de Dieu. C’est dans l’amour que le péché est pardonné. Clément de Rome dit d’ailleurs que c’est l’Amour qui recouvre les péchés.

Aimer, c’est se transformer et se convertir. Le Peuple de Dieu est appelé à aimer, mais Judas n’a pas crû à cet amour. Se convertir, c’est répondre à un appel permanent à aimer. Jésus est venu nous montrer ce que signifie aimer. Seul restera ce que nous faisons par amour.

Non, Dieu ne nous aime pas moins avec notre péché ; mais plus nous sommes nous-même et plus Dieu nous aime. La réconciliation permet une expérience de la bonté de Dieu. C’est dans ce sacrement que nous recevons l’amour. Le pardon de Dieu est gratuit mais la réconciliation est une réponse.

La grâce de Dieu nous bouscule dans nos faiblesses ; elle n’est pas rationnelle. Le Seigneur prend aussi son temps qui n’est pas le nôtre. Pourtant, si Pierre a pu devenir le chef de l’Église parce qu’il est passé par l’amour et le péché.


La confession a une dimension universelle ; elle est appelée à être vécue en communauté. L’Église a donc mis en place des célébrations communautaires dans lesquelles les prêtres commençant par exhorter l’assistance à ré-étendre l’Évangile, c’est à dire Jésus nous parlant, à nous pêcheurs.

Partir de l’Évangile, c’est permettre que Dieu se porte sur nous. C’est partir de l’amour et du regard de Dieu, et dans ce regard, se reconnaître pêcheur.

Cela commence par créer le contact : regarder Dieu et savoir que Jésus me regarde et m’imprègne. Ensuite, savoir lui dire que nous avons besoin de son amour.

Puis nous pouvons :

  1. méditer sur la bonté de Dieu
  2. dire dans nos vies ce qui est en contradiction
  3. parler librement avec le prêtre

Le péché ne peut être détecté et guéri que dans l’amour, et pas dans le calcul. Cela nécessite de considérer Dieu avant de considérer le péché.

Mais on peut aussi découvrir Dieu dans le péché, comme l’ont par exemple vécus Thierry PAULIN ou le neveu du Cardinal SCHÖNBORN.

Saint Paul dit que c’est la bonté de Dieu qui nous pousse à la conversion. Et parce que nous sommes fils, nous sommes héritiers de la bonté de Dieu.



Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s