Olivier VAGNEUX propose un référendum local sur l’avenir de l’hôpital de Juvisy

Ce vendredi 24 mars 2017, le Comité de défense des Hôpitaux du Nord-Essonne organise une réunion publique à Juvisy. Cette réunion est d’autant plus importante que ce comité va rencontrer le directeur général de l’Agence régionale de santé le mercredi 29 mars. Alors plus qu’une pétition pour marquer le soutien de la population, je propose l’organisation d’un référendum local pour les habitants des communes proches de l’hôpital.


Mes propositions de candidat aux législatives :

  • un référendum local contre la fermeture de l’hôpital de Juvisy

  • une réorganisation de l’hôpital faisant revenir certains services comme la maternité, consacrant une spécialisation, et en améliorant la qualité générale

  • un programme d’éducation à la santé pour que la « bobologie » cesse d’encombrer l’hôpital

  • réformer le système de prise en charge des consultations par l’Assurance maladie et la Couverture médicale universelle complémentaire

Les consultations médicales ne doivent plus être l’objet d’une ségrégation sociale :

les pauvres à l’hôpital public et les riches chez le médecin !


Il y a la pétition ; elle ne rassemble que 16 000 signatures. Trop juste pour faire contrepoids avec nos élus corruptibles. Et pourtant, c’est justement eux que l’État va instrumentaliser pour obtenir leur accord par le biais du Conseil de surveillance. En effet, pour financer le nouvel hôpital de Saclay, il va d’abord falloir vendre l’hôpital de Juvisy. Or, depuis la fusion administrative, qui préside le Conseil de surveillance de l’hôpital de Juvisy ? La maire de Longjumeau !

Robin RÉDA n’est pas dupe. Il savait très bien que la fermeture de l’hôpital de Juvisy était dans les cartons quand il a accepté cette fusion, qui le déresponsabilise : le maire de Juvisy n’est plus président du Conseil de surveillance de l’hôpital de sa commune. Et il est tellement persuadé de la fermeture de cet hôpital qu’il a même accepté de placer sur le Plan local d’urbanisme de sa commune le parking de l’hôpital en zone PAPAG, c’est à dire aménageable pour du logement.

Alors le seul moyen de forcer l’ARS à passer outre l’avis de nos élus, mais également de soutenir ceux qui sont réellement engagés pour maintenir cet hôpital, c’est un référendum populaire. Si je suis élu député en juin 2017, je m’engage à organiser, aux frais de mon indemnité, un référendum sur le maintien de l’hôpital de Juvisy, tout en demandant à l’État d’en réorganiser et ré-augmenter les services pour en améliorer la qualité.

Car qui ne connaît pas la mauvaise réputation de cet établissement ? Effectivement, il ne sert à rien de le prolonger dans cet état ; mais nous pouvons et nous devons avec les citoyens dire nos besoins, renforcer au moins une spécialisation pour le rendre indispensable, et surtout éduquer les gens par rapport à la « bobologie » qui encombre et qui ruine les hôpitaux. À côté, il convient surtout de régler le problème de la prise en charge des coûts des consultations.

J’ai fait une enquête sur l’hôpital public en troisième année d’école de journalisme. De ce que j’ai vu dans les salles d’attente, ce sont à 14 pour 1 des personnes d’origine étrangère, qui viennent dans la moitié des cas pour rien (l’enfant fait 38,5° de fièvre mais il court dans la salle d’attente), et parce que la consultation leur sera intégralement prise en charge. Donc ouvrir des centres de consultation et de soins urgents à la place des hôpitaux sera toujours ruineux !

Mais la véritable économie qui sera réalisée sera dans le licenciement de 500 personnels hospitaliers et la fermeture d’au moins 200 lits par rapport à la somme que peuvent accueillir les trois hôpitaux actuels. Alors est-ce qu’on accepte de sacrifier notre santé et notre sécurité sanitaire sur l’autel d’économies de mutualisations toujours plus restrictives ? Pour ma part, je ne suis pas d’accord. Pensons enfin au temps qu’il nous faudra pour aller voir à cet hôpital !



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2 réflexions au sujet de « Olivier VAGNEUX propose un référendum local sur l’avenir de l’hôpital de Juvisy »

  1. FB

    En plus de la fermeture de l’Hopital de Juvisy, la clinique Caron à Athis-Mons ferme aussi (pour des questions financières après rachat par un groupe). Nous allons nous retrouver dans un désert médical. Est-ce à cause du Grand Paris ? Notre EPT faisant partie de celui de Cachan, Villejuif et Arcueil pour lequel l’Etat a signé un contrat de plusieurs milliards pour transformer cette zone en ce qu’ils appellent « la Sillicon Valley de la santé » ?

    Répondre
    1. Vagneux Olivier Auteur de l’article

      Comme nous sommes en Essonne, le prétexte invoqué est Saclay qui doit devenir le grand pôle hospitalier, universitaire, scientifique…
      Mais je vois aussi poindre le jour où il n’y aura plus qu’un grand hôpital par intercommunalité (peut-être deux)…

      Répondre

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