Causalité aristotélicienne du terrorisme islamiste en Occident

Intéressons nous aujourd’hui à l’étude du terrorisme islamiste à la lumière de la théorie aristotélicienne de la causalité. J’entends certains intellectuels affirmer que la cause du terrorisme en Occident est la guerre que nous menons en Syrie et en Irak. Or, je ne suis pas d’accord dans la mesure où la philosophie d’Aristote nous dit que le terrorisme cesserait si nous n’étions pas en guerre. Donc le questionnement doit être plus large !

Le fait est qu’à intervalles réguliers, des terroristes attaquent les différents pays engagés dans la guerre contre l’État islamique. Le but est de refaire comme en 2004 à Madrid et en 2005 à Londres où les attentats avaient tellement choqué l’opinion public, que les parlements avaient été contraints de retirer les armées nationales du conflit irakien. Mais des attentats islamistes en Occident se produisent même hors des périodes d’interventions comme entre 2010 et 2013.

S’il s’agit donc bien d’effectuer une distinction entre l’islamisme et l’islam, il n’est cependant pas possible de nier que le premier s’inspire du second. Donc la cause du terrorisme islamiste en Occident ; donc le but du terrorisme en Occident, n’est pas seulement de forcer les pays européens et américains à se désengager de Syrie et d’Irak, mais bien à promouvoir l’instauration d’un califat mondial qui ne serait composé que de musulmans et d’infidèles soumis (dhimmis).


Les causes intrinsèques

Cause matérielle : l’infidélité à l’islam

Cause formelle : l’islamisme radical


Les causes extrinsèques

Cause motrice : les terroristes

Cause finale : exterminer les infidèles et convertir les autres par la terreur


Une erreur de l’Occident serait de croire que le terrorisme islamiste est né après la chute du Mur de Berlin. Ensuite que le terrorisme islamiste se résumerait à un barbu qui se ferait exploser en craint la grandeur de son Dieu. La terreur en islam a commencé à être théorisé un peu avant le IXe siècle (le mot djihad prend alors son sens actuel de guerre sainte) quand le mouvement de conquête des musulmans s’est essoufflé parce que bloqué à Poitiers et à Samarkand.

Mais le terrorisme existe aussi entre les musulmans ; chaque camp, et ne prenons ici que l’exemple des sunnites et des chiites, se déclarant gardiens de la véritable tradition. Quant au fait de prendre les armes et d’être prêt à tuer, il faut effectivement se référer à une conception radicale de l’islam. Viennent alors les terroristes, des gens à problèmes qui sont prêts à sacrifier leur propre vie, et qui n’agissent même pas forcément pour la cause finale, mais dans un but.

Et si ce but n’est pas le leur, il est celui de personnes qui les instrumentalisent, par exemple en les aidant d’un point de vue logistique ou en les confortant quant au sens du sacrifice de leur vie. L’Occident n’incarne alors pas tant celui qui leur fait ou leur a fait la guerre, ou celui qui contrôle les instances internationales, que celui qui ne respecte pas la tradition de l’islam. Il devient alors légitime de le terroriser pour autant que cela participe à l’instauration du califat.



 

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