Le multiculturalisme à l’épreuve de la « culture de banlieue »

Depuis plusieurs jours, et la fameuse affaire Mehdi MEKLAT, on commence à s’apercevoir grâce aux réseaux sociaux, que plusieurs de ceux qu’on présente comme des « jeunes de banlieue » ou ces « enfants d’immigrés » qui réussissent (Oulaya AMAMRA, Houda BENYAMINA, Alice BELAÏDI, Badroudine Said ABDALLAH), sont en fait racistes, antisémites, homophobes, sexistes, violents voire haineux et enfin extrémistes religieux.

Bien que les intéressés plaident pour des « erreurs de jeunesse », je n’étais personnellement pas comme ça dans ma jeunesse, ce qui indique donc que dans la fameuse « banlieue », il y a un problème d’éducation tant de l’école que des parents. Mais au-delà, pourquoi autant de tolérance face à des propos qui attireraient des ennuis à n’importe quelle autre personne née ailleurs ? Parce que ce n’est pas imprimé dans notre logiciel ou que ça l’est inconsciemment ?


Les méchants sont les colonisateurs, les victimes sont les colonisés

Dans l’Histoire que nous apprenons, le mauvais rôle est toujours donné à l’Europe, qui il est vraie est responsable de la seconde guerre mondiale, au cours de laquelle l’intolérance a été portée à son paroxysme. Pour autant, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, la misogynie, la haine sont propres à tous les Hommes à partir du moment où ils se constituent une identité qui pourrait être atteinte par un des groupes visés par les mouvements de haines déjà cités.


Le romantisme de la banlieue : l’esprit racaille

Quand les textes de rap appellent au meurtre, c’est de la culture. Dans l’esprit politiquement-médiatiquement correct, le « jeune de banlieue » a le droit de tenir de tels propos haineux parce qu’il possède une excuse sociologique, et qu’il n’est pas méchant naturellement, mais en réaction de ce qu’on lui fait subir. En fait, sous couvert de mettre en avant le talent de tel ou tel autre, on envoie consciemment le message que tous les autres sont des nuls qui ne feront rien.


Sur l’échec du multiculturalisme à cause des communautarismes

Si la « banlieue » n’explose pas, c’est parce que les différents groupes ethniques qui y résident ne peuvent pas se voir entre eux donc s’unir. Or, de la même manière, les citadins (habitants de la Ville) ne veulent rien avoir à faire avec les banlieusards parce qu’ils n’ont pas la même culture. Et quand la Vile décide qu’un habitant de la banlieue a réussi, elle ne le juge que sur sa capacité à avoir imiter sa propre culture, qui à aucun moment, ne s’est mélangée avec celle de l’autre…


Je ne comprends pas comment la République peut-elle autant appliquer « deux poids deux mesures » si ce n’est qu’elle se sent responsable voire coupable de l’échec d’intégration de ceux qui plongent vers la haine. J’imagine que ces comportements ne sont pas le seul fait de ceux qui réussissent mais bien une réalité au sein de la « banlieue ». Alors que faisons-nous maintenant que nous le savons et que nous avons des preuves que la République cache autant de haines ?



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