Le christianisme n’est pas du sentimentalisme

Parce que nous sommes en 2017 donc partageons 2000 ans d’Histoire, nous ne pouvons plus réduire le christianisme à un amas de bons sentiments. Pourtant, c’est ce que j’observe de plus en plus dans nos groupes de catéchuménat (préparation de groupes d’adultes à recevoir les sacrements chrétiens). Avons-nous donc peur de chasser nos catéchumènes par un discours trop sévère, ou ne doutons-nous pas nous-même de Jésus ?

Lors de notre dernière séance catéchuménale, nous avons travaillé avec l’évangéliaire d’Égbert (une illustration des évangiles datant du XIe siècle) en demandant à nos catéchumènes, à partir de différents passages d’Évangile, qui était Jésus et ce qui nous donnait envie de le suivre. Malheureusement, l’aspect humain de Jésus a été en grande partie gommé tandis que pour éviter de nous poser plus de questions, tout nous donnait envie de le suivre : un beau paquet !


La religion dépasse la raison

La religion n’est pas scientifique. Personne n’a jamais prouvé que l’âme continuait de vivre après la mort du corps, et pourtant, c’est la même la base de la Résurrection, donc du christianisme. Comment peut-on donc croire au Christ si on ne croit pas à l’irrationalité de la Résurrection. Quand on dit que Jésus est 100 % homme et 100 % Dieu, ça fait 200 % et ça ne marche pas… Mais ça ne veut pas dire 50 % Homme et 50 % Dieu avec ce qui nous arrange dedans.


Jésus n’est pas que Dieu

On doit s’interroger sur les raisons qui poussent Jésus à aller aux noces de Cana ou à pleurer à la mort de son ami Lazare. N’y est-il que pour accomplir un miracle, ou parce qu’il se rend compte de la réalité de la condition humaine ? Non, Jésus est assimilé aux hommes de son temps, et il se bourre aussi la gueule, et il est aussi malheureux de perdre ses amis. Et il vivrait en 2017 qu’il aurait Facebook et un iPhone. Arrêtons de ne faire de Jésus humain qu’un Dieu !


Pourquoi suivre Jésus ?

Dire qu’on est d’accord avec tout ne veut rien dire, et revient plutôt à dire poliment qu’on est véritablement d’accord avec rien sans oser l’exprimer. Les comportements de Jésus peuvent se transcrire en une morale qu’on peut suivre sans être chrétien. La question est compliquée et nécessite une introspection que les chrétiens n’osent trop souvent pas faire, de crainte d’avouer qu’ils ont peur de leur propre mort. Quel que soit le regard des autres, est-ce honteux ?


Arrêtons d’affaiblir Dieu à ne s’intéresser qu’à son aspect divin, ce qui nie le sens de la démarche de l’Incarnation. Osons mettre des mots sur nos démarches de foi, en essayant ensuite de les exprimer publiquement. Quel est l’acte ou l’attitude de Jésus que j’ai le plus envie d’imiter ? Et c’est là que le bat blesse, parce que nous passons de la réflexion à l’action, et que nous devons véritablement nous engager dans notre christianisme. La foi, ce sont aussi les actes !



Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s