Robin RÉDA le décliniste demande à François FILLON de le cadrer

Ce dimanche 29 janvier, Robin RÉDA chauffait la salle du premier grand meeting de François FILLON. Quel paradoxe pour celui qui dit défendre la jeunesse de se laisser ainsi instrumentalisé parce qu’il est un jeune élu et que sa circonscription compte les villes de Juvisy, d’Athis et de Viry qu’il dévalorise en les réduisant aux récentes violences. Je vous propose de commenter ensemble ce discours, catastrophiste et exagéré. FN, nous voilà ?


Le meilleur du discours (les plus gros fake – la plus grosse désinformation) :

Mes chers amis, cette surenchère de la violence est inédite. Après les attaques ignobles, dont nos policiers ont été les victimes récemment dans la ville voisine de Viry-Châtillon, ces sauvages s’en prennent à chacun d’entre nous. Je veux saluer ici devant vous le courage du maire de Viry-Châtillon, Jean-Marie VILAIN, de nos habitants victimes de ces bandes armées, armées avec l’argent de la drogue qui mine nos quartiers.

Dans ma ville, chère Valérie PÉCRESSE, j’ai créé et armé la Police municipale,

Je n’ai jamais supporté de voir des jeunes insulter la France, agresser nos policiers, de voir des Français critiquer leur propre pays, et même parfois brûler notre drapeau dans la rue.

Ne nous laissons pas avoir par ceux qui prétendent incarner la modernité.


Le discours commenté par mes soins :

Mes chers amis,

==> Ils sont tous amis chez LR. Il n’y avait qu’à voir à la primaire, et puis maintenant qu’il s’agit de couvrir les casseroles de FILLON.

Vous êtes 15 000 !

==> Certains disent que la salle ne peut pas contenir 15 000 personnes, je ne sais pas… On ne peut cependant pas cacher qu’il y avait plus de monde qu’à un meeting de VALLS.

Vous êtes venus de Normandie. Vous êtes venus des Hauts-de-France. Vous êtes venus de l’Île-de-France. Vous êtes venus de partout en France, ici nombreux à La Villette, cet après-midi, et vous avez eu raison.

==> C’est toujours gênant de commencer à citer les régions, parce qu’on est certain de finir par en oublier, et donc de froisser du monde…

Vous avez eu raison car c’est ici, c’est maintenant qu’il faut que nous le disions haut et qu’il faut que nous le disions fort : c’est François FILLON, le prochain président de la République française.

==> Attends le mois d’avril qu’on voit si ton champion passe le premier tour.

(La foule scande : FILLON président.)

Mes chers amis, je suis élu d’Île-de-France, maire de Juvisy-sur-Orge, une ville de banlieue où chaque jour je vois les conséquences désastreuses d’une France qui décline, d’un pays déboussolé.

==> Tu le vois dans ta boule de cristal, ou tu m’expliques ? C’est dommage avec les discours, comme dans les tracts, il n’y a jamais la place de développer…

Peu nombreux sont les responsables politiques qui mettent en avant cette France périphérique, qu’elle soit urbaine ou rurale. Alors avant toute chose, je veux remercier François FILLON de me permettre de témoigner devant vous, et de donner la parole aux territoires qui se sentent parfois délaissés.

==> La France périphérique est à la mode ; avait-il regardé Rama YADE la veille dans On n’est pas couché ? Ou les représentants de LE PEN et de MACRON qui eux me semble-t-il, parlaient de « France des oubliés » dans Salut les terriens ? Il faudra aussi me dire où et comment Juvisy est délaissée, tu es dans la Métropole du Grand-Paris !

(il attend les applaudissements qui tardent à venir).

Il y a quelques jours, ma ville a été le théâtre de violences inqualifiables. Des individus, pour la plupart des mineurs, ont pris pour cible un quartier paisible, un soir, le week-end. Ils ont tout cassé sur leur passage : des voitures, des halls d’immeuble. Ils sont même entrés dans un appartement avec des sabres, sous les yeux d’une gamine de deux ans et de sa famille.

==> Des halls d’immeuble ? La presse ne parlait que d’un…

(Le public hue.)

Mes chers amis, cette surenchère de la violence est inédite. Après les attaques ignobles, dont nos policiers ont été les victimes récemment dans la ville voisine de Viry-Châtillon, ces sauvages s’en prennent à chacun d’entre nous. Je veux saluer ici devant vous le courage du maire de Viry-Châtillon, Jean-Marie VILAIN, de nos habitants victimes de ces bandes armées, armées avec l’argent de la drogue qui mine nos quartiers.

==> Il y a toujours moins de violences que dans le Paris du XIXe siècle ou dans la France du Moyen-Âge… Après les « sauvageons » de Bernard CAZENEUVE, voilà les « sauvages » ! Il me semble dans la présente affaire, que les individus visaient une autre bande en représailles… Quels sont les quartiers de Juvisy qui sont minés par la drogue ? C’est clair que ceux qui étaient à la gare ont trouvé d’autres lieux ; ils étaient centralisés, ils sont encore plus écartés… Résoudre les problèmes de drogue par la sécurité, ça ne fonctionne pas ; par le social, je pense un peu plus…

(Le public applaudit)

Ces individus, mes chers amis, croyez-moi, nous faisons tout pour les arrêter. Nous faisons tout pour les neutraliser. Dans ma ville, chère Valérie PÉCRESSE, j’ai créé et armé la Police municipale, comme partout en Île-de-France, nous essayons de le faire avec les maires de la droite et du centre. J’ai déployé des caméras de vidéo-surveillance. J’ai mis en place des dispositifs de prévention sans aucun soutien de la part de l’État. Quand on veut lutter contre la délinquance, on s’en donne les moyens, et je veux dire à François FILLON merci, merci de faire confiance aux maires. Nos polices municipales ont besoin d’être soutenues, d’être mieux équipées pour assurer la sécurité de nos concitoyens. Les policiers municipaux, comme les policiers nationaux, sont en uniforme, et l’uniforme, c’est la République. Et pour nous protéger, les policiers municipaux doivent pouvoir être armés, et pouvoir se défendre, de la même manière que les policiers nationaux.

==> C’est qui « nous » ? Mais pourquoi la Police municipale existait déjà à Juvisy sous les mandats d’André BUSSERY et d’Étienne CHAUFOUR ? Est-ce que les dispositifs de prévention fonctionnent ? Est-ce que c’est l’argent qui permet à la prévention d’être efficace ? Est-ce que la Police municipale travaillait au moment des faits décrits plus haut (« un soir du week-end ») ?

Mais, mes chers amis, nous ne gagnerons pas la bataille de la sécurité au quotidien sans rétablir l’autorité de l’État. Oui, il faut une sanction immédiate, juste et ferme, pour chaque délinquant et en particulier pour les adolescents, pour servir d’exemples, pour ne pas faire tomber un mineur délinquant dans la spirale de la violence, et de la drogue. La certitude de la sanction, voilà la clé pour rétablir la Justice, pour garantir aux victimes que leurs agresseurs seront traités sans complaisance, la certitude de la sanction pour permettre à ces jeunes qui se sont trompés de chemin de retrouver la voie de l’insertion, une vie digne plutôt qu’une vie dictée par les caïds, par les grands frères et les mauvais génies de nos quartiers.

==> Marine LE PEN le dit aussi. Et c’est bien connu, c’est parce qu’on est violent qu’on se drogue… Sur la certitude de la sanction, il faut revoir ce qui a été dit au moment de l’abolition de la peine de mort : non, la peine de mort ne dissuadait pas les malades mentaux d’agir. Rétablir la sanction ? Mais la prison ne peut pas suivre. Un agressé est-il plus rétabli s’il sait que son agresseur s’en prend plein la gueule pour son acte ? Est-ce que la sanction permet la réinsertion ? Tu devrais venir avec moi en prison pour voir un peu.

Je soutiens François FILLON, parce qu’il est le seul à proposer la restauration d’un État fort, d’un État qui ne vacille pas, d’une France qui impose les lois de la République, aux caïds qui voudraient envoyer valser la République.

==> C’est faux, et tu le sais, mais tu ne peux pas dire le contraire, et faire la publicité du Front national. D’ailleurs, ça donnerait quoi ce discours lu à un meeting FN ?

(la foule scande FILLON président)

Je me suis engagé en politique lors de la « crise des banlieues » en 2005. Je n’ai jamais supporté de voir des jeunes insulter la France, agresser nos policiers, de voir des Français critiquer leur propre pays, et même parfois brûler notre drapeau dans la rue. Certains pensent encore que la République est une option. La République, ce n’est pas une option, ils se trompent lourdement. La République ne reculera jamais.

==> Tu avais 14 ans. As-tu vu beaucoup de Français brûler un drapeau de tes yeux ?

Alors oui, nous voulons un président qui refixe un cadre. Nous voulons un président qui redonne espoir à tous nos jeunes Français. Oui, il y a en France des jeunes qui veulent s’en sortir, des jeunes qui étudient, des jeunes qui travaillent, des jeunes qui veulent conquérir leur place dans la société. Nous voulons une jeunesse qui s’engage. Pas une jeunesse qui saccage. Nous voulons une jeunesse qui créé. Pas une jeunesse qui casse. Nous ne voulons pas d’un revenu universel pour la jeunesse.

==> Tu veux… Ah bon, il y a des jeunes qui ne sont pas des délinquants ?

(Le public hue.)

Nous ne voulons pas de l’assistanat pour la jeunesse. Nous ne voulons pas porter une dette comme un fardeau qui nous fera vivre moins bien que nos parents et nos grands-parents. Ayons le courage de le dire et de le faire : l’espoir, c’est François FILLON qui l’incarne.

==> Merci FILLON pour toutes les dettes que tu nous as laissées !

Ne nous laissons pas avoir. Ne nous laissons pas avoir par ceux qui prétendent incarner la modernité. Monsieur MACRON, ce n’est que le visage plus neuf de François HOLLANDE, c’est le retour de Madame ROYAL, c’est la Justice de Madame TAUBIRA, c’est la sécurité de Monsieur LE ROUX, c’est l’Éducation de Monsieur HAMON, de Monsieur PEILLON, de Madame VALLUAD-BELKACEM. Ils ont tous gouverné ensemble.

==> C’est compris Robin, je me méfie de toi.

(Le public hue)

Et ils ne rêvent que d’une chose : garder le pouvoir, et ce qu’il reste du socialisme et de François HOLLANDE… Alors oui, il nous faut un président qui rassure, un président qui protège, un président qui tienne bon. Notre candidat a l’expérience, notre candidat a la stature, notre candidat a le courage. Alors pour tous les jeunes, pour tous ceux qui se sentent oubliés, et pour tous les Français sans exceptions, accompagnons ensemble François FILLON à la victoire.


Le discours dans son intégralité sans mes commentaires ni les réactions de la salle :

Mes chers amis,

Vous êtes 15 000 !

Vous êtes venus de Normandie. Vous êtes venus des Hauts-de-France. Vous êtes venus de l’Île-de-France. Vous êtes venus de partout en France, ici nombreux à La Villette, cet après-midi, et vous avez eu raison.

Vous avez eu raison car c’est ici, c’est maintenant qu’il faut que nous le disions haut et qu’il faut que nous le disions fort : c’est François FILLON, le prochain président de la République française.

Mes chers amis, je suis élu d’Île-de-France, maire de Juvisy-sur-Orge, une ville de banlieue où chaque jour je vois les conséquences désastreuses d’une France qui décline, d’un pays déboussolé.

Peu nombreux sont les responsables politiques qui mettent en avant cette France périphérique, qu’elle soit urbaine ou rurale. Alors avant toute chose, je veux remercier François FILLON de me permettre de témoigner devant vous, et de donner la parole aux territoires qui se sentent parfois délaissés.

Il y a quelques jours, ma ville a été le théâtre de violences inqualifiables. Des individus, pour la plupart des mineurs, ont pris pour cible un quartier paisible, un soir, le week-end. Ils ont tout cassé sur leur passage : des voitures, des halls d’immeuble. Ils sont même entrés dans un appartement avec des sabres, sous les yeux d’une gamine de deux ans et de sa famille.

Mes chers amis, cette surenchère de la violence est inédite. Après les attaques ignobles, dont nos policiers ont été les victimes récemment dans la ville voisine de Viry-Châtillon, ces sauvages s’en prennent à chacun d’entre nous. Je veux saluer ici devant vous le courage du maire de Viry-Châtillon, Jean-Marie VILAIN, de nos habitants victimes de ces bandes armées, armées avec l’argent de la drogue qui mine nos quartiers.

Ces individus, mes chers amis, croyez-moi, nous faisons tout pour les arrêter. Nous faisons tout pour les neutraliser. Dans ma ville, chère Valérie PÉCRESSE, j’ai créé et armé ma Police municipale, comme partout en Île-de-France, nous essayons de le faire avec les maires de la droite et du centre. J’ai déployé des caméras de vidéo-surveillance. J’ai mis en place des dispositifs de prévention sans aucun soutien de la part de l’État. Quand on veut lutter contre la délinquance, on s’en donne les moyens, et je veux dire à François FILLON merci, merci de faire confiance aux maires. Nos polices municipales ont besoin d’être soutenues, d’être mieux équipées pour assurer la sécurité de nos concitoyens. Les policiers municipaux, comme les policiers nationaux,

sont en uniforme, et l’uniforme, c’est la République. Et pour nous protéger, les policiers municipaux doivent pouvoir être armés, et pouvoir se défendre, de la même manière que les policiers nationaux.

Mais, mes chers amis, nous ne gagnerons pas la bataille de la sécurité au quotidien sans rétablir l’autorité de l’État. Oui, il faut une sanction immédiate, juste et ferme, pour chaque délinquant et en particulier pour les adolescents, pour servir d’exemples, pour ne pas faire tomber un mineur délinquant dans la spirale de la violence, et de la drogue. La certitude de la sanction, voilà la clé pour rétablir la Justice, pour garantir aux victimes que leurs agresseurs seront traités sans complaisance, la certitude de la sanction pour permettre à ces jeunes qui se sont trompés de chemin de retrouver la voie de l’insertion, une vie digne plutôt qu’une vie dictée par les caïds, par les grands frères et les mauvais génies de nos quartiers.

Je soutiens François FILLON, parce qu’il est le seul à proposer la restauration d’un État fort, d’un État qui ne vacille pas, d’une France qui impose les lois de la République, aux caïds qui voudraient envoyer valser la République.

Je me suis engagé en politique lors de la « crise des banlieues » en 2005. Je n’ai jamais supporté de voir des jeunes insulter la France, agresser nos policiers, de voir des Français critiquer leur propre pays, et même parfois brûler notre drapeau dans la rue. Certains pensent encore que la République est une option. La République, ce n’est pas une option, ils se trompent lourdement. La République ne reculera jamais.

Alors oui, nous voulons un président qui refixe un cadre. Nous voulons un président qui redonne espoir à tous nos jeunes Français. Oui, il y a en France des jeunes qui veulent s’en sortir, des jeunes qui étudient, des jeunes qui travaillent, des jeunes qui veulent conquérir leur place dans la société. Nous voulons une jeunesse qui s’engage. Pas une jeunesse qui saccage. Nous voulons une jeunesse qui créé. Pas une jeunesse qui casse. Nous ne voulons pas d’un revenu universel pour la jeunesse.

Nous ne voulons pas de l’assistanat pour la jeunesse. Nous ne voulons pas porter une dette comme un fardeau qui nous fera vivre moins bien que nos parents et nos grands-parents. Ayons le courage de le dire et de le faire : l’espoir, c’est François FILLON qui l’incarne.

Ne nous laissons pas avoir. Ne nous laissons pas avoir par ceux qui prétendent incarner la modernité. Monsieur MACRON, ce n’est que le visage plus neuf de François HOLLANDE, c’est le retour de Madame ROYAL, c’est la Justice de Madame TAUBIRA, c’est la sécurité de Monsieur LE ROUX, c’est l’Éducation de Monsieur HAMON, de Monsieur PEILLON, de Madame VALLUAD-BELKACEM. Ils ont tous gouverné ensemble.

Et ils ne rêvent que d’une chose : garder le pouvoir, et ce qu’il reste du socialisme et de François HOLLANDE… Alors oui, il nous faut un président qui rassure, un président qui protège, un président qui tienne bon. Notre candidat a l’expérience, notre candidat a la stature, notre candidat a le courage. Alors pour tous les jeunes, pour tous ceux qui se sentent oubliés, et pour tous les Français sans exceptions, accompagnons ensemble François FILLON à la victoire.



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2 réflexions au sujet de « Robin RÉDA le décliniste demande à François FILLON de le cadrer »

  1. Jean-Marie CORBIN

    La rumeur circule que le candidat Reda serait présent ce mardi soir à Grand Vaux accompagné de la Préfète et de 5 à 7 cars de CRS pour la dernière cérémonie des voeux du maire-conseiller-communautaire-vice-président-du-conseil-départemental Eric Mehlhorn ! S’il s’en sent la curiosité, il pourra traverser le pont de l’Yvette tout proche et aller s’immerger dans la réalité banlieusarde des grands ensembles de Grand Vaux.

    Répondre

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