Choqué que les scènes de sexe non simulées ne soient plus interdites aux mineurs

Sentant sa fin prochaine arriver, et voulant malgré tout avoir un bilan à son actif, la ministre de la Culture Audrey AZOULAY, a prévu un décret pour début février, qui lèverait l’interdiction automatique aux mineurs des films contenant des scènes de sexe non simulées. Une manière pour la gauche de se venger des associations réactionnaires, principalement catholiques intégristes, qui l’ont embêté tout au long de ce mandat…

Je ne m’offusque de pas grand chose, mais c’est surtout l’argument que déclassifier les films contenant des scènes de sexe non simulées va ouvrir un nouveau marché à ces films qui me dérange. Je ne doute cependant pas que de jeunes hommes dont la sève finit de monter, ou dont la libido naissante est en recherche d’inspiration, se rueront sur ce genre de films. Mais je ne trouve pas cela très moral, et je ne pense pas que ce soit à l’État de l’encourager.

Du porno, on en trouve aujourd’hui partout sur internet, et je pense aussi que ces films aujourd’hui classifiés sont de toute façon disponibles sur des plate-formes de téléchargement illégal. Donc à part pour une minorité bourgeoise, qui comme pour le cannabis, se rendra au cinéma pour payer sa place et se donner bonne conscience, les autres malbandants en puissance continueront le téléchargement illégal pour pouvoir en plus se palucher chez eux.

Grand argument invoqué par le ministère de la Culture : le public ne peut pas distinguer une scène de sexe simulée d’une autre qui n’est pas simulée. Pourtant, d’un point de vue artistique, quel est le jeu d’acteur de celui qui ne simule pas ? Aucun, il se limite à son affaire comme tout fornicateur qui se respecte. Là aussi, il y a quelque chose de moral qui se perd dans ce fait d’arrêter au cinéma de simuler les scènes de sexe. Cela nous renvoie à l’affaire MORANDINI.

Que donc la Commission de classification, pour des raisons économiques, cherche à abaisser la limite d’âge à laquelle on peut voir un film (avec des scènes de sexe non simulées), c’est son combat. Mais que le ministère de la Culture, qui devrait rester un garde-fou, l’encourage à aller dans ce sens, et réforme la législation pour éviter que des associations bloquent devant la Justice la projection de certains films, je trouve cela franchement malsain. Bravo la gauche !



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