Sur le bilan de Barack OBAMA

Voilà, Barack OBAMA n’est donc plus président, même s’il aura vraisemblablement eu un peu de mal à céder sa place. Paradoxe pour un démocrate disant vouloir défendre la démocratie de refuser d’admettre la victoire de son successeur. OBAMA a tellement fais espérer qu’il ne pouvait que décevoir à la fin. Mais de là à permettre l’élection de TRUMP, est-ce donc que son bilan est si mauvais ? Pourquoi les Américains n’y croient-ils plus ?

La fin de mandat d’OBAMA est assez caractéristique : il a fait en dix semaines, une grosse partie de ce qu’il avait promis et n’avait pas pu faire en huit ans, le tout dans une optique de gêner TRUMP. Alors certes, OBAMA a perdu sa majorité au Congrès (à la Chambre des représentants) à partir de 2010, mais que n’a-t-il pas fait lors de sa période d’état de grâce entre 2009 et 2010, lorsqu’on lui remettait le Prix Nobel de la Paix avant même qu’il ait fait quelque chose…


Sur un plan économique, OBAMA a relancé la croissance des États-Unis. Le chômage est passé de 10 % à 4,6 %. Le secteur de l’industrie automobile a été sauvé. Les conséquences de la crise bancaire et immobilière ont été limitées. Mais pour cela, OBAMA a dû exploiter le gaz de schiste (s’attirant les foudres des écolos), délocaliser (mettant certains au chômage) et surtout traiter avec la Chine, marquant un affaiblissement inévitable de l’hyperpuissance américaine.

Sur un plan social, OBAMA a fait adopter l’Obamacare. Mais vendu comme une Sécurité sociale française (alors qu’elle ne concernait que 10 % de la population principalement celle à revenus médians), ceux qui n’en bénéficient pas se sont sentis rejetés. Le mariage homosexuel a, comme en France, cristallisé la colère d’une certaine frange de l’électorat qui là non plus n’a pas pardonné à OBAMA. Mais surtout les violences inter-communautaires ont augmenté !

Sur un plan politique, les inégalités se sont creusées, et le fait est qu’une partie de la population voyant OBAMA comme un homme « noir », pensait qu’il allait réduire les inégalités entre les communautés. Or, OBAMA n’a rien pu faire, et c’est cet électorat déçu de ne pas être à égalité avec les plus favorisés, qui s’est massivement abstenu. Les violences policières ont certes augmentées, toutes proportions gardées, mais elles sont de moins en moins admises.

Sur un plan diplomatique, OBAMA a fait tuer BEN LADEN. Il a négocié un accord avec l’Iran et fait la paix avec Cuba. Mais il n’a pas empêché l’émergence de l’État islamique, ni le conflit en Syrie. Il a aussi beaucoup renoncé car il s’était engagé à renégocier le traité de libre-échange ALENA, ainsi qu’à trouver une solution à deux états au conflit israélo-palestinien. Il n’a pas su endiguer la perte de puissance américaine dont TRUMP a fait son cheval de bataille.


CLINTON a d’abord perdu parce qu’elle était une femme (dans un pays machiste), et ensuite à cause des scandales de « mauvaise femme » qu’on lui attribuait (et dont elle était en partie responsable). Mais OBAMA a aussi créé les conditions du désenchantement en arrêtant d’envoyer l’armée américaine partout dans le monde, et en privilégiant le Pacifique à l’Atlantique. TRUMP est une créature d’OBAMA né des doutes accentués par la mondialisation.



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