Guénaël L’HELGUEN, 1er maire-adjoint d’Athis-Mons, une triple erreur politique de Christine RODIER

À la suite du décès d’Antoine GUISEPPONE, 1er maire-adjoint d’Athis-Mons (bien qu’élu en sixième position), le Conseil municipal athégien a procédé au renouvellement de cette fonction. Mais ô surprise, (même si j’étais personnellement au courant depuis trois semaines), c’est Guénaël L’HELGUEN, dont le nom est bien connu des Athégiens, qui a été proposé par Christine RODIER, puis élu à l’unanimité des élus de la majorité municipale.

Pour rappel, René L’HELGUEN fut maire d’Athis-Mons de 1959 à 1977 puis de 1983 à 1989, conseiller général de Seine-et-Oise 1964 à 1967, puis conseiller général d’Athis de 1973 à 1998, successivement vice-président chargé de l’Éducation, puis président délégué auprès du président du Conseil départemental. Il fut aussi un temps conseiller régional ; en tout, un homme qui aura passé au total 51 des 93 années de sa vie à exercer un mandat politique.


1. Un aveu de faiblesse d’une Christine RODIER en manque de légitimité

On ne pourra pas éternellement placer les nombreux cafouillages de Christine RODIER sous le coup de l’émotion du décès de tel ou tel. Devoir aller chercher son 18e de liste, qui n’était que simple conseiller municipal et même pas adjoint ; donc le faire passer devant tous les autres parce qu’il porte le même nom qu’un maire historique de la ville, c’est un réflexe dynastique maladroit (à comparer à l’exemple CLINTON ou BUSH) qui risque en plus d’être mal perçu.


2. Un choix politique illogique

La logique politique aurait voulu que le deuxième de liste, Julien DUMAINE, devienne premier maire-adjoint. Il n’aurait sinon pas été illogique que Julienne GEOFFROY, parce qu’elle s’occupe des Finances, obtienne ce poste. Mais dans la mesure où on aurait pu les trouver trop jeunes, le choix d’Omar EL MOURABET aurait peut-être pu être, dans un autre registre, satisfaire à certains intérêts et calmer certains jeux, si l’on devait porter crédit à ce qui est écrit sur ce blog.


3. Le retour de la « bande à l’Helguen » ?

Pour autant que la personne d’Antoine GUISEPPONE était clairement décriée dans Athis, le nom de René L’HELGUEN souffre aussi d’une réputation entachée lors de son dernier mandat, qui lui vaudra de perdre une ville qu’il tenait pourtant fermement en 1989. Chercher le jeune L’HELGUEN, c’est l’inscrire dans une filiation idéologique avec GUISEPPONE mais aussi envoyer un signal voire donner des gages à la vieille politique, dont les gens ne veulent peut-être plus.


Si Athis-Mons reste actuellement une ville de gauche de par les différents scores électoraux, je pense que ce choix sera très mal perçu, à la manière d’une pratique népotique ; le fait de la reine. Or, Christine RODIER pour sauver sa tête, et celle de la droite, doit impérativement innover si elle ne veut pas perdre (ce n’est même pas la gauche qui gagnerait). Elle doit revenir à son programme et calmer les intérêts clientélistes qu’elle a soulevés pendant sa campagne…



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