Quelques conseils pour jouer à Medieval II Total war Britannia

À chaque « vacances » de Noël, j’essaie de gagner la campagne britannique du jeu Medieval II Total War (édité par Sega) qui consiste à conquérir la Grande-Bretagne et l’Irlande à l’aide des factions anglaises, galloises, irlandaises, écossaises ou norvégiennes. Or, quasiment chaque année (je recommence à chaque fois), je ne parviens pas à aller plus loin que la conquête des Galles et de l’Irlande, m’ennuyant une fois franchi le mur d’Hadrien.

Le secret des victoires de cette campagne repose sur la rapidité d’action et la bêtise de l’intelligence artificielle, même au niveau très difficile. La partie anglaise est la plus facile puisque le jeu commence avec près de la moitié des territoires possédés par cette faction. Mais les parties irlandaises et norvégiennes ont aussi chacune leurs avantages qui leur permettent de s’installer assez rapidement puis d’organiser ensuite la conquête des autres territoires.


Sur la partie anglaise

La première action consiste à réguler la fiscalité de manière à empêcher toute insurrection des barons. Au contraire, en cas de difficulté avec l’Écosse, créer un état tampon de barons rebelles peut être une bonne solution.

Ensuite, il faut vaincre le pays de Galles en moins de dix tours. Le secret est de n’envoyer que des petits contingents notamment composés de chevaliers pour assiéger les citadelles. Les Gallois sortiront et se feront allègrement massacrer. On gagne en moyenne avec au moins 2 morts par tué. Si le Sud tombe facilement, l’astuce consiste à attaquer le Nord par la mer et le centre par un siège éclair en dernier lorsque les armées galloises sont parties reprendre leurs villes.

En Irlande, il faut utiliser les armées des villes en insurrection pour mener la guerre éclair. Le roi irlandais viendra normalement se faire tuer sous vos murs. À partir de là, le Nord sera mal gardé et tombera tôt ou tard. Mais dans le Sud, il s’agira de faire une manœuvre de contournement, peut-être par la mer. L’ennemi aura en tête de prendre Dublin. Arriver par l’Ouest contrariera ses plans, et permettra de l’éliminer vers le trentième tour. On peut aussi privilégier de se débrouiller pour tuer les nobles irlandais et la faction se dispersera.

À partir de là, l’Angleterre sera suffisamment forte pour naviguer lentement mais certainement vers le Nord et prendre les villes écossaises et norvégiennes une à une. Toutefois, le relief ralentira la marche. Les armées anglaises seront cependant supérieures sur terre comme sur mer.


Sur la campagne irlandaise

La meilleure technique consiste à isoler les villes anglaises en Irlande les unes des autres en les assiégeant toutes et à les laisser s’affamer par plusieurs longs sièges. L’emploi massif de troupes munies d’armes de jet permettra sinon d’affaiblir lentement mais sûrement l’ennemi. Sitôt la réunification faite, le plus simple est d’attaquer l’Angleterre par le Sud-Ouest, tout en commençant à prendre quelques îles au large de l’Écosse.

À partir de là, l’Irlande sera assez forte pour être inarrêtable ; une alliance avec le pays de Galles peut aider à aller plus vite mais attention au moment où le pays se sentira suffisamment fort car les plus riches villes irlandaises sont proches du pays.


Sur la campagne norvégienne

Les Norvégiens ont la chance d’être isolés. Ils doivent se dépêcher de stabiliser leur modèle économique, en s’emparant de différentes villes ou îles rebelles. Le plus simple pour eux est ensuite d’attaquer le Sud-Est de l’Angleterre qui est très mal protégé, et de s’emparer de villes riches comme Londres, Oxford ou York. À partir de là, ils pourront progresser plus facilement de manière groupée en essayant de ne pas se diviser dans leurs conquêtes.


Sur la campagne écossaise

Les Écossais sont encerclés et bloqués par le relief. Ils ont cependant peu d’ennemis et un bon usage de leur diplomatie leur permet d’abord de gagner du temps pour s’emparer des terres rebelles puis d’avancer lentement mais sûrement dans le Sud. Se débarrasser des Norvégiens est cependant la condition nécessaire pour asseoir leur domination sur le Nord puis aller au Sud. Attention cependant à garer un œil sur l’Irlande à proximité du Sud de l’Écosse.


Sur la campagne galloise

Les Gallois résisteront bien aux Anglais si leurs forces sont massées. Le plus simple pour eux, après s’être assuré des bonnes intentions de l’Irlande est d’attaquer par le Sud-Est et de remonter pour conquérir l’Angleterre puis le reste de l’île. Attention cependant à envoyer des corps expéditionnaires suffisamment important dans le Sud de l’île dès le début du jeu, car le Pays de Galles n’est pas très bon pour attaquer. Il est meilleur pour détruire les Anglais qui viendront à sa rencontre.


Combien d’heures est-ce que j’ai perdues avec ce jeu ! Mais combien d’heures aussi est-ce que je me suis vraiment amusé en stratégies, à refaire les batailles notamment quand j’avais perdu trop d’unités bêtement ? Ma tactique préféré en défense était de bloquer les ennemis devant le corps de garde par des vougiers formés en schiltron et de les ébouillanter ensuite. La vraie bonne idée de ce jeu sont ces forts qui tiennent trois tours mais permettent beaucoup plus…



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Une réflexion au sujet de « Quelques conseils pour jouer à Medieval II Total war Britannia »

  1. X-R-D

    Série de jeux vidéo assez ludique, bien éloigné des stéréotypes que l’on veut bien nous faire croire sur les jeux vidéo comme vecteurs de violences. Pour ma part j’avais une préférence en incarnant la république de Novgorod luttant contre la teutonisation de leur patrie.

    Le jeux vidéo fait aujourd’hui partie des moyens de culture et il convient de s’intéresser sur le contenu non pas sur la forme qu’ils soit violent ou non, mais sur le fond. On peut citer à titre d’exemple la dernière super-production de EA Battlefield 1914-1918 où toutes les nations sont représentées hormis la France, qui à pourtant porter seule et à bout de bras l’effort de guerre pendant de longues années… Quand la culture mondiale vient à revisiter l’histoire nationale sous couvert de « french bashing », là oui il vaut mieux s’inquiéter du contenu.

    Véritable industrie de plusieurs milliard d’Euros, il convient d’être vigilant.

    Répondre

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