Sur l’échec annoncé de la primaire de la gauche en 2017

J’avoue ne pas très bien comprendre la stratégie de la « Belle alliance populaire » (BAP) de vouloir à ce point copier la primaire de la droite parce qu’à ce petit jeu là, les gens préféreront toujours l’originale à la copie. Sept candidatures maximum, une seule femme et le choix de partis plus que discutables pour concourir, à côté du refus d’autres qui vont tenter d’avoir une place à la présidentielle en critiquant le PS et en affaiblissant la gauche.

La polémique FILOCHE est une première tache. Qu’il y ait pourtant huit candidats au lieu de sept dont un homme qui défend certaines idées et que les sondages créditaient de 6 à 8 % d’intentions de vote est absurde. Bien sûr que non, FILOCHE ne se présentera pas en dissident et probablement qu’il aurait de toute façon rallié HAMON (ou MONTEBOURG) en cours de route, mais la seule médiatisation de la primaire de ces derniers jours est fortement négative.


La primaire pour faire le ménage

Soi disant que sept est le chiffre maximum de candidats pour permettre de bons débats. Vu que les débats de la primaire de la droite ont déjà été trouvés trop long, il suffisait de réduire le temps de parole de chacun proportionnellement. Non, en vérité, la primaire aurait pu éliminer les candidatures dissidentes de Pierre LARROUTUROU (Nouvelle Donne), Bastien FAUDOT (MRC – parti de Chevènement) et Sébastien NADOT (Mvt des progressistes – parti de Robert HUE)


Une femme pour le tableau

Force est de constater que les femmes ne se disputent pas à droite comme à gauche pour occuper la fonction suprême. Après que son parti ait majoritairement refusé de participer à cette primaire, Sylvia PINEL, présidente du Parti radical de gauche, a décidé d’y aller quand même. Le plus formidable, est que même les militants du PRG ne se déplaceront pas pour la soutenir et qu’elle accepte consciemment d’être une potiche dont on n’écoutera pas les idées.


Une gauche qui reste divisée

Le PS mise sur sa réforme qui rend publiques les signatures des maires pour que sous la pression populaire, ces derniers ne parrainent pas certains candidats. Pourtant, c’est clair que la gauche part mal avec beaucoup de candidatures parce que cette primaire, qui s’annonce comme un congrès du PS, incarne tout ce dont les gens ne veulent plus. Pourquoi donc MACRON et MÉLENCHON y seraient-ils allés alors qu’ils font campagne contre ce « système » ?


Les paris sont ouverts ; je pense qu’il y aura moins de deux millions de votants en janvier ; plus exactement 1,6. Je pense que les partis rejetés vont tenter d’y aller seuls, mais qu’effectivement, ils n’y arriveront pas dans leur quête de signatures. La seule différence est que du coup, il n’y aura pas la forme d’engagement que comporte traditionnellement une primaire, donc que les reports de voix ne se feront pas. Ce pourquoi, je pense qu’on peut redouter un nouveau 1969.



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