Quelques mots en vérité sur Antoine GUISEPPONE

J’ai appris ce lundi 12 décembre le décès brutal d’Antoine GUISEPPONE. En réalité, je ne le connaissais que très peu ; j’avais juste des échos qu’il me méprisait et me voyait comme un agitateur, du fait que je ne sois pas dans un parti et que j’embête les caciques locaux. Alors loin de moi l’idée d’en dresser un panégyrique dithyrambique ainsi que certains l’ont déjà fait, ni même de le démolir par vengeance, simplement d’en parler en vérité.

GUISEPPONE aura raté son ambition suprême : celle de devenir maire d’Athis-Mons. L’homme n’aura en effet pas eu la chance d’être au bon endroit au bon moment. D’abord dans l’ombre de René L’HELGUEN qui le précipitera dans sa chute en 1989 et lui collera une étiquette désappréciative. Puis, dans l’ombre de Christine RODIER parce que l’homme était devenu détesté, malgré le travail d’opposition qu’il a longtemps fait, face à Marie-Noëlle LIENEMANN.

Sa vraie faute politique fut de se maintenir au second tour des élections municipales en 2001 alors que le candidat UDF, Jacques GÉRING, avait obtenu plus de suffrages que lui. Et dans le même temps, quelle injustice pour celui qui avait pris les coups de LIENEMANN et tenu bon ! Il avait alors été radié de l’UMP en 2003, était parti faire un tour chez DUPONT-AIGNAN puis avait été réintégré car il était le vrai cerveau de la droite sur Athis ; droite aujourd’hui désemparée.

Alors, ce n’est pas non plus uniquement à cause de 2001 que  MARSAUDON ne pouvait plus le voir les dernières années, mais bien parce que GUISEPPONE connaissait quelques secrets gênants. En même temps, il incarnait le passé et la vieille politique. Il avait commencé la politique en 1977 à Paray-Vieille-Poste avant de partir en 1983 à Athis. À son nom, beaucoup associent les réseaux économiques corses et italiens qui dominaient la droite dans les années 1980.

Amis et ennemis retiennent encore aujourd’hui ses actions militantes, parfois et souvent rudes envers la gauche. Dans la mémoire politique locale, on se souvient encore de ces ultras parisiens payé 1000 francs pour venir casser du gauchiste. Et malgré ses défauts, il était à droite le plus fin connaisseur d’Athis et à mon avis celui qui arrivait le mieux à percevoir la valeur des gens, et je crois qu’il visait juste quand il parlait de RODIER, de RÉDA, ou de MEHLHORN.

Je pense qu’il était le dernier espoir pour que la droite reste majoritaire à Athis en 2020, même si tristement pour lui, sa personne n’imprimait pas. Il était le souffle derrière RODIER, et celui qui en réalité gérait la ville. J’ai peur de ce qui va arriver à Athis, maintenant qu’il n’est plus là. Déjà, les influenceurs se massent, et notamment les héritiers de cette fameuse « bande à L’HELGUEN » que GUISEPPONE contrôlait quand même et qui s’excitent maintenant qu’il n’est plus.



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Une réflexion au sujet de « Quelques mots en vérité sur Antoine GUISEPPONE »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Titre du commentaire : Ils l’ont fait ! J’ai appris l’information en allant sur le compte Facebook d’Eric Mehlhorn. Plusieurs de ces fans ont posté en commentaire sur l’information concernant ce décès : « Joyeux anniversaire Éric ! » parce que c’est son anniversaire en ce moment. Je ne sais plus trop quoi en penser ? Dois-je me mettre la main sur le front tout en fermant les yeux et tourner alternativement la tête de droite à gauche ? Dois-je exploser de rire devant un tel niveau de maladresse ?

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