Sur le projet de PLU « minoritairement adapté » (modifié) de la Ville de Savigny-sur-Orge

C’est moche l’orgueil démesuré, surtout quand ça vous fait passer pour des brèles. Parce que s’il n’avait fallu qu’apporter des « adaptations mineures » à un projet de PLU qui avait été accessoirement retoqué par la Préfecture de l’Essonne, six mois, c’est long ! Alors si des points de détails sont effectivement amendés, ou que des corrections sont essayées (en bas d’article) pour faire passer le projet, il reste encore plusieurs problèmes :

  • une augmentation de la construction de logements et de la densité de 15 % obtenue sur des calculs mathématiques déconnectées de la réalité pragmatique
  • aucune prise en compte des inondations de juin donc un PLU qui pourrait être à reprendre  rapidement
  • aucune modification prévue pour préciser l’urbanisme de Grand-Vaux
  • pas réellement de diagnostic foncier faisant apparaître l’ensemble des parcelles mutables telle que demandé en gras par le Préfet
  • rien pour les gens du voyage (demande de la Préfecture)

Voilà quand même seize ans que les plans locaux d’urbanisme existent, et que la 195e ville la plus peuplée de France n’en a toujours pas ; peut-être la dernière de notre taille en Île-de-France ? Je pense malgré tout que la préfecture de l’Essonne va avoir pitié de nous et enfin valider ce PLU malgré ses nombreuses imperfections, et ses hypocrites corrections. Ce qui est surtout dommage est qu’on reste gagne petit, sans ambition dans de nombreux domaines…

On peut résumer le PLU de Savigny à un objectif de 18 300 logements (combien d’habitants ; à 40 000, les agents communaux ont une prime) au lieu des 15 626 actuels, tout en préservant le pavillonnaire (qui régresse quand même de 67 à 62 %). Par ce PLU, la majorité municipale affirme qu’elle va bâtir 3426 nouveaux logements à Savigny dont 2200 sociaux (rappelons que le maire s’est engagé le 10 juin 2014 sur un objectif minimum de 1713 logements sociaux).

C’est pourquoi je rappelle qu’en cas de victoire aux élections municipales de 2020, je proposerai une révision du PLU en 2022 pour l’améliorer au bout de 5 ans. De la même manière, sitôt mon élection, je n’aurais pas la soumission du maire et je m’opposerai à la construction des logements sociaux prévus dans ce document. Les arguments invoqués sont fallacieux ; veut-on permettre aux gens de vivre, ou est-ce juste du parcage déshumanisé « métro boulot dodo » ?


A. Changement dans le rapport de présentation sans bouleverser l’économie générale du PADD (je n’ai pas compris ce que je viens d’écrire)

Parce que seulement 17 % du territoire savinien est recouvert par un logement, alors le Schéma directeur régional d’Île-de-France (SDRIF) nous dit que nous devons augmenter d’au moins 15 % notre surface occupée par des logements. En gros, encourager les propriétaires à diviser leur parcelle pour rajouter une maison ; sinon densifier encore et toujours plus les zones à habitat dense (comme les petits immeubles du boulevard Aristide-Briand). Et les conséquences ?

Parce que c’est bien de bâtir (notons qu’on était déjà en déficit sur nos objectifs, par rapport à ces dix dernières années, qui étaient trois fois moins importants que ceux qu’on vient de se fixer pour les dix années à venir, avec encore moins de terrains…). Quid de la mixité sociale, des services publics comme les écoles, des commerces, des parkings pour les voitures… On s’en fout, on est juste là pour arriver à un résultat, au prix d’une casse économique et sociale.

Bref, on bourre les rares zones qu’il reste à urbaniser (OAP – orientations d’aménagement et de programmation) de logements sociaux ! Ainsi, on passe d’une moyenne initialement prévue de 300/624 soit 48 % par zone à construire à 424/624 soit 68 %. Bonjour mixité sociale ! Et puis comme cela ne suffit pas, on cherche à créer de nouvelles OAP, alors que les premières sont purement hypothétiques avec des gens qui ne veulent pour l’instant pas du tout vendre !

Au fait, on constate que la majorité d’Éric MEHLHORN ne tient une fois de plus pas ses promesses. Elle s’était engagée le 10 juin 2014 à bâtir 361 logements sociaux supplémentaires à Savigny sur la période 2014/2016. Il y en a eu 115 en 2014 qui étaient pour l’essentiel le fait de bâtiments commencés sous le mandat de Laurence SPICHER-BERNIER, 0 en 2015 et pour l’instant 25 en 2016 soit 38 % en tout !!!! 223 ont encore deux mois pour sortir de terre…

Notons enfin la proposition de deux nouvelles OAP à la place de la clinique Vigier (40 logements dont 50 % sociaux) et rue du Billoir à côté du parking du parc Séron (80 logements dont 50 % sociaux). On remarquera que la taille des logements sociaux (pour accueillir combien de personnes) n’est pas précisée alors que nous ne pourrons pas, comme le laisse entendre la majorité municipale, ne faire que des logements individuels ou pour couples sans enfants.


B. Modifications faites suite aux avis des personnes publiques associées

  • changement des emplacements réservés suite à la déclaration d’utilité publique pour le projet de Tram train Massy-Évry. (ils n’étaient pas repris stricto sensu)
  • modification de l’emplacement réservé n°21 au bénéfice du syndicat de l’Orge
  • changement de la surface de la parcelle AE 153, soit 2250 m² au lieu de 4490 m²
  • suppression de l’alignement de la RD 167 (avenue Jean-Allemane)
  • mise en cohérence du tableau des alignements communaux avec le plan de zonage (avenue des iris, de la pointe sirette, Charles-de-Gaulle, Gabriel-Péri, Henri-Raynaud, Molière, Roger-Salengro, Voltaire)

C. Modifications faites dans le règlement suite à l’avis de la Préfecture

  • On augmente de 10 % l’emprise au sol des constructions implantées dans la bande de constructibilité
  • Les terrains en angle de rues peuvent conserver leur plus haute hauteur sur un linéaire  maximum de 15 mètres le long de la voie la plus étroite
  • Pour caser plus de logements, il sera désormais possible de coller sa maison non plus au maximum d’une seule mais d’avoir des murs mitoyens des deux côtés
  • Avenue Carnot :au-delà d’une bande de 25 m constructible, seules les extensions et les annexes sont autorisées y compris en espaces verts protégés mais limitées à 40m² d’emprise au sol.
  • En zone UC (densité moyenne), la constructibilité des abris de jardin est augmentée de 5 à 15 m².

D. Modifications faites dans le règlement suite aux remarques issues de l’enquête publique

– Les hauteurs maximales des constructions sont précisées par rapport à l’égout et au faitage (rencontre haute de la toiture) ou à l’acrotère (muret situé en bordure de la terrasse)

  • pour le secteur UAa, 11,5 m et 13 m
  • pour le secteur UAb, 11,5 m et 15 m
  • pour le secteur UB, 14,5 m et 17 m
  • pour le secteur UG, 11,5 m et 14,5 m

 

  • Les coffres visibles des volets roulants ne doivent pas apparaître en extérieur sur le neuf, et être au mieux dissimulé sur le rénové. (Mais qu’est-ce qu’on s’en fout !!! Y a pus important dans la vie !)
  • Il n’est pas fixé de règles de stationnement autour des services publics ou des CINASPIC (bâtiments d’intérêt collectif). Ainsi, c’est par exemple un gros bazar le jour de la prière dans la rue des prés-saint-Martin…
  • En zone industrielle (UF), l’exigence de pleine terre est supprimée et remplacée par une obligation de traiter 40 % de la surface du terrain sur la marge de recul en espace perméable.
  • Les normes de stationnement véhicules et vélos doivent être précisées en fonction de la destination des constructions (zones UG/UH)
  • Les équipements publics peuvent être reconstruits même s’ils ne respectent pas les nouvelles règles. Ils échappent aux règles en matière d’espaces verts.

E. Modifications faites dans le règlement de la zone UE (zone d’équipements) suite aux remarques issues de l’enquête publique

  • On assouplit les règles pour permettre les rénovations en autorisant les extensions dans le prolongement des murs existants, les surélévations à l’aplomb de l’existant et les opérations de démolition et reconstruction.
  • L’implantation par rapport aux limites séparatives latérales, de fond ou en retrait sont assouplis. Les bâtiments réhabilités peuvent avoir une hauteur non conforme au PLU, pouvant atteindre 24 mètres !!!  Les hauteurs maximales dépendent d’une sectorisation précise. Où ???

F. Modification du zonage

  • Les périmètres des Espaces verts protégés sont modifiés. Comment ?
  • Une carte des servitudes d’utilités publique est ajouté pour les cartes de servitudes d’utilité publique
  • Les nouveaux périmètres des monuments historiques sont intégrés au PLU.


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