Proposition de catéchuménat autour du thème de la foi

Voici une proposition catéchuménale sur le thème de la foi pour une séance d’environ 1 heure 30. Je pense qu’elle trouve plus de sens en début de parcours, afin de permettre au candidat de dresser un « état de sa foi« . Le temps du catéchuménat doit permettre à l’impétrant de s’éprouver, et de se laisser scruter par ses accompagnateurs et par l’assemblée, afin de susciter une conversion nécessaire à l’obtention du sacrement.

J’entends souvent les catéchumènes dire vouloir recevoir un sacrement parce qu’ils « ont la foi », ou qu’ils veulent « confirmer leur foi », ce qui est déjà très bien. Mais au delà de ce mot-valise, l’apôtre Jacques nous interroge : « L’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi. » (Jc 2,24). Quelle est donc notre foi ? En qui ou en quoi avons-nous foi ? Que sommes-nous prêts à faire pour rendre notre foi vivante, et l’entretenir tout au long de notre vie ?


1) DÉBAT : Peut-on tout justifier au nom de la foi ?

  • commettre des attentats
  • refuser certaines règles ou certains actes, enfreindre la laïcité
  • réfuter des thèses scientifiques…

Une idée est de distinguer Dieu et la foi ; une interprétation humaine du message divin.

Une autre idée est de ne pas nier l’Histoire, ni le passé, mais de s’interroger sur les raisons qui occasionnent certains comportements.


2) TENTATIVE DE DÉFINITION

  • Qu’est-ce que la foi ?
  • Qu’est-ce que la foi des chrétiens ?
  • Comment se manifeste-t-elle ?

Une idée est d’affirmer que la foi est l’action de croire (par une relation de confiance, par une démarche spirituelle…) en quelque chose ou quelqu’un, généralement une divinité. Ainsi les bouddhistes n’ont pas de foi parce qu’ils n’ont pas de Dieu.

Une deuxième idée est de reconnaître que la foi des chrétiens est d’abord la foi en un Dieu qui aime tellement les hommes qu’il pardonne et propose la résurrection.

Une troisième idée est de dire que les chrétiens ne peuvent pas réellement avoir foi en Dieu s’ils ne croient pas en ceux en qui Dieu a mis sa foi : les Hommes et la Création.


3) LA FOI DANS LES TEXTES

  • la foi des apôtres dans le Symbole des apôtres
  • la foi des chrétiens dans le Symbole de Nicée-Constantinople

Une idée est d’expliquer un certain nombre de mystères ou de symboles présents dans ces textes : l’existence de Dieu, la Création, l’Incarnation, la passion, la résurrection, les enfers, le jugement, l’Église, la communion de saints, le pardon.

Une deuxième idée est de distinguer l’évolution de la foi des apôtres (de culture juive) qui ont connu le Christ, de la foi des premiers chrétiens (de toute cultures) qui vivent du partage de la Parole et de l’eucharistie.

Une troisième idée est de relever les affirmations du Symbole de Nicée-Constantinople, de les méditer, à défaut de les comparer avec nos propres croyances, de réfléchir à comment nous les approprier ou les faire nôtres, pour s’incarner dans la foi de l’Église.


4) PROFESSION DE FOI

Proposer au catéchumène d’essayer de professer sa foi en quelques mots ou en quelques lignes sur l’essentiel, s’il le veut bien (exercice très difficile surtout au dépourvu), sinon de faire ce travail chez lui. L’accompagnateur peut aussi se risquer à cet exercice.

Une idée est de comparer le résultat de cet exercice fait plusieurs mois avant les sacrements avec le même exercice refait au moment d’écrire la lettre de demande à l’évêque, et de relever les évolutions, en essayant de les justifier.


5) TEMPS DE PRIÈRE

Encadré de longs temps de silence pour couper avec l’extérieur

À partir d’une méditation de Luc 8,40-49

40 Quand Jésus revint en Galilée, il fut accueilli par la foule, car tous l’attendaient.

41 Et voici qu’arriva un homme du nom de Jaïre ; c’était le chef de la synagogue. Tombant aux pieds de Jésus, il le suppliait de venir dans sa maison,

42 parce qu’il avait une fille unique, d’environ douze ans, qui se mourait. Et tandis que Jésus s’y rendait, les foules le pressaient au point de l’étouffer.

43 Or, une femme qui avait des pertes de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tous ses biens chez les médecins sans que personne n’ait pu la guérir,

44 s’approcha de lui par-derrière et toucha la frange de son vêtement. À l’instant même, sa perte de sang s’arrêta.

45 Mais Jésus dit : « Qui m’a touché ? » Comme ils s’en défendaient tous, Pierre lui dit : « Maître, les foules te bousculent et t’écrasent. »

46 Mais Jésus reprit : « Quelqu’un m’a touché, car j’ai reconnu qu’une force était sortie de moi. »

47 La femme, se voyant découverte, vint, toute tremblante, se jeter à ses pieds ; elle raconta devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant même.

48 Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix. »

Observer les comportements des différents acteurs.

Observer la foi de la femme.

Noter que la guérison de la femme intervient véritablement après son témoignage de foi devant Jésus et les disciples ; cette foi qui lui a donné la force d’aller toucher le vêtement de Jésus.

Nous interroger : comment faire vivre notre foi ? Comment être disciple à la suite du Christ ?


6) QUESTIONS DIVERSES

Répondre aux points qui suscitent des interrogations, ou noter les questions éventuelles pour y répondre la fois suivante.



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