Madame le Préfet, de quel droit Éric MEHLHORN privatise-t-il le devoir de mémoire ?

Savigny-sur-Orge, le 22 septembre 2016

Objet : Privatisation d’une cérémonie publique à Savigny-sur-Orge

Lettre suivie n°1K 012 022 5153 5


Madame le Préfet,

Ce jeudi 22 septembre 2016, le maire de Savigny-sur-Orge a inauguré une maison des Anciens combattants, sise 88 bis avenue Roger-Salengro à Savigny (91600), en présence de Mme Dominique BOUGRAUD, conseillère départementale de l’Essonne, déléguée au monde combattant et de M. René POUSSARD, président local de l’UFAC (Union fédérale des anciens combattants).

Cet événement, auquel j’avais demandé de participer en tant que citoyen, a fait l’objet d’une privatisation par le maire de Savigny-sur-Orge, qui m’en a donc interdit l’accès, en tant que public.

Par la présente, j’ai donc l’honneur, Madame le Préfet, de vous demander de contrôler la légalité de la privatisation d’un tel événement.


En voici la chronologie des faits :

Le lundi 12 septembre, je lis sur l’agenda de la commune (www.savigny.org) l’annonce de l’inauguration d’une maison des anciens combattants (Annexe n°1). Je demande par courriel au service Communication de la commune (avec le maire et son cabinet en copie) des précisions sur l’heure et le lieu (Annexe n°2). Pas de réponse.

Le mardi 20 septembre, je me présente à l’hôtel de Ville et je demande les mêmes renseignements arguant que je n’ai toujours pas obtenu de réponse dématérialisée. L’hôtesse d’accueil prend mes coordonnées pour les transmettre au cabinet du maire, et me promet de me recontacter. J’attends encore.

Le mercredi 21 septembre, je téléphone au cabinet du maire. Je joins Mme Caroline COUTINHO, l’assistante du maire. Elle me répond que « c’est un évènement qui n’est pas ouvert au public » ; conversation enregistrée en Annexe n°3.

http://vocaroo.com/i/s13wTdAQYUql

Le jeudi 22 septembre (aujourd’hui), je découvre l’annonce de la commémoration dans le Parisien (Annexe n°4) et je me rends à l’hôtel de Ville pour obtenir confirmation de la réponse qui m’a été faite la veille au téléphone. Caroline COUTINHO, assistante du maire, me répond : « Monsieur VAGNEUX, je n’ai rien à vous confirmer. » Outre donc que je n’aurais jamais réussi à obtenir de réponses à mes questions du lieu et de l’horaire, cette nouvelle réponse remet de plus en cause la valeur de l’affirmation tenue la veille.

Il est à noter que ce n’est pas la première fois que Mme Caroline COUTINHO m’induit en erreur volontairement, à cause de différends personnels qui nous oppose. L’assistante du maire de Savigny-sur-Orge n’aime pas que je rappelle qu’elle est la fille de Mme Anne-Marie GÉRARD, 3eme maire-adjointe, et qu’elle aurait fait l’objet d’un chantage de la part du maire de Savigny-sur-Orge à l’occasion d’une période de tension entre le maire et son adjointe. (L’édile aurait menacé de renvoyer la fille si la mère entrait en dissidence du Conseil municipal ; ce qu’elle n’a pas fait).


Alors dans tous les cas, plusieurs questions se posent :

1. De quel droit Mme COUTINHO s’est-elle permise sa première réponse ? Ne s’agit-il pas d’un abus de pouvoir de sa part ?

2. Pourquoi la Ville refuse-t-elle de me répondre malgré mes différentes demandes ? Est-ce bien légal, à défaut d’être cohérent, puisqu’il existe des publicités de cet événement ?

3. Comment peut-on qualifier un tel événement de privé alors qu’il a reçu une publicité dans le journal « Le Parisien Essonne », qu’il s’agit d’un bâtiment public et que la manifestation engendre des frais publics (par exemple le verre de l’amitié offert après l’inauguration) ?


Déjà le 11 novembre 2015, le maire-adjoint délégué aux Anciens combattants, M. Daniel GUETTO, m’avait interdit de monter dans un bus municipal pour participer à une commémoration d’une délégation restreinte d’anciens combattants au cimetière du Plateau de Savigny, alors que je venais d’être invité par des membres de cette délégation (MM. Alain MOREAU et Daniel COURTIN pour les citer) à monter dans ce bus.

Là encore, de quel droit M. GUETTO a-t-il eu le droit de privatiser un bus de la municipalité pour une cérémonie d’anciens combattants ? La mémoire des combattants n’appartient-elle donc qu’à une minorité, à la discrétion du politique ?

Madame le Préfet, pouvez-vous donc svp me justifier ces exclusions, à défaut de contrôler la légalité des réponses qui m’ont été adressées ?

Je vous remercie de votre attention, et je me tiens naturellement à votre disposition pour plus de renseignements. Ce n’est pas ici le premier courrier que je vous envoie relativement à un abus de l’édile savinien, et les différentes discriminations dont je m’estime victime de la part du maire de Savigny-sur-Orge font actuellement l’objet d’une enquête du Défenseur des droits.

Je vous prie de croire, Madame le Préfet, en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Olivier VAGNEUX



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