Conseillers élyséens, la tentation du pouvoir

À force d’élire des hommes politiques de plus en plus nuls, il devient compréhensible que leurs conseillers, qui exercent la réalité du pouvoir par leur influence, aient un jour envie de les remplacer. Paradoxalement, ils sont relativement peu à sortir de l’ombre. Ainsi, l’ancien conseiller de Nicolas SARKOZY, Henri GUAINO qui n’a pas réussi à participer à la primaire LR de 2016, vient d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.

Il ne serait pas le premier dans l’Histoire, puisque déjà en 1981, Marie-France GARAUD, ancienne conseillère de Georges POMPIDOU puis de Jacques CHIRAC, avait tenté l’aventure indépendante, là encore en crachant sur ancien poulain (et c’est bien là tout le paradoxe). De la même manière, Jacques ATTALI, ancien conseiller de François MITTERRAND, aime bien lancer régulièrement des petites piques d’annonces éventuelles à la magistrature suprême.


Du Conseil à la politique

Nombre de politiques ont commencé comme simples conseillers, mais ceux passés par l’Élysée, sont régulièrement montés assez haut. Georges POMPIDOU était directeur du cabinet du président DE GAULLE. Édouard BALLADUR était secrétaire général de la présidence de la République, lors de la maladie de POMPIDOU président. Emmanuel MACRON, peut-être futur candidat, a commencé comme secrétaire général adjoint, avant d’être nommé à Bercy.


Critiquer celui que l’on double, est-ce se critiquer soi-même ?

De CHIRAC, GARAUD disait qu’il n’avait pas de « ligne« . Est-ce en réalité Marie-France GARAUD qui n’en avait pas, sinon qui n’aura pas réussi à la faire appliquer par son protégé ? Ou est-ce que CHIRAC n’avait pas raison quand il obtiendra 18 % au premier tour de la présidentielle face aux 1,33 % de GARAUD ? De SARKOZY, GUAINO le trouve trop « libéral« , ayant perdu trop de « hauteur« , ayant été aspiré par les querelles de son parti, pour redevenir président. Mais lui ?


La nouvelle place du Conseiller

Pendant de nombreuses années, on ne connaissait pas les conseillers des puissants, et on pourrait encore les ignorer s’ils se montraient discrets. Mais par un triple jeu des médias qui veulent montrer nos politiques sous influence, des présidents qui veulent se dire bien entourés (l’intelligence collective) et de ces femmes et ces hommes qui veulent faire la une des magazines people, c’est finalement une technocratie néfaste de non-élus qui est dévoilée.


Parce que les Hommes ont tous des charismes différents, certains sont faits pour occuper les premières lignes (un peu comme CHIRAC assez passe-partout vers 1995) et d’autres ne sont bons que dans l’ombre, redoutables MAZARIN. La société actuelle attend un passage de l’ombre à la lumière de personnes neuves (car elles n’ont jamais été élues) mais connaisseuses des choses politiques. Moralité : les citoyens réclament la technocratie qu’ils décrient ensuite.



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