Des interrogations sur les camps de migrants qu’on projette d’ouvrir en France

Quand on me parle de camps, point Godwin oblige, je pense aux camps de concentration nazis, comme celui de Majdanek que j’ai visité cet été en Pologne. Bien sûr, il s’agit, dans le cas de ce qui se prépare en banlieue parisienne, de centres humanitaires. Mais ces lieux, quelle que soit leur dénomination, sont-ils réellement des solutions, alors que normalisation d’une situation anormale de personnes migrantes qui se massent à Paris ?

Quels raisons incitent les migrants à se regrouper ? Retrouver des compatriotes ? Trouver plus facilement de l’aide ? Faire force pour être plus difficilement délogeable ? Passé cette question, il convient de voir si ces personnes veulent rester en France pour y vivre, ou si elles y sont temporairement à la recherche d’un point de passage vers le Royaume-Uni, ou le Canada ? Pour beaucoup qui ne veulent pas rester en France, le centre humanitaire n’est pas une solution.


N’est-on pas en train de rendre définitive une situation temporaire ?

Il y a toujours eu des migrants, et il y en aura toujours. À partir du moment où on ouvre un centre de 400 places, il sera toujours utile aux 400 premiers migrants en grande situation de précarité qui se présenteront en France. Ensuite, si ouvrir un tel centre est une mesure plutôt acceptée par la population (sauf de ceux qui résideront à côté de ce centre), envisager de le fermer provoquera un tollé de toute la bienpensance. Bref, la France devient terre de migrants.


Les contribuables doivent-ils payer pour les migrants ?

C’est la même question que pour les nomades Rroms. Il y a une vraie injustice de consacrer des sommes publiques pour des personnes qui ne participent pas à l’effort de la Nation. Et en même temps, la France ne se limite pas à aider ceux qui ont déjà des moyens. Toutefois, de la misère, il y en a aussi en France et je ne trouve pas non plus normal qu’on aide d’abord des extra-nationaux, si l’on aide pas autant les nationaux qui sont plus en difficulté qu’eux.


Les migrants ont-ils absolument besoin de Wi-Fi et de recharger leurs portables ?

Dans les présentations politiques de ces centres, on met en avant outre le toit, l’hygiène et l’alimentation, les prises de recharge et le Wi-Fi « pour rassurer les proches et chercher du travail« . Je me demande commet faisaient ceux qui immigraient avant ces technologies. Bien que je ne nie pas qu’on ait aussi besoin de ces outils, les images des télé les montrent très souvent en train de téléphoner. Mais où trouvent-ils donc l’argent pour se payer les abonnements ?


Je sais que je ne vis pas dans les pays que quittent les personnes migrantes. Mais n’ont-ils pas envie à un moment donné d’aller se battre pour libérer leurs terres ? Ou de faire profiter leur pays des compétences qu’ils pourront acquérir ou valoriser en France ? Trouver un travail en France ou s’y arrêter en attendant de repartir n’améliorera pas plus la situation qui les a poussé à émigrer, mais au contraire créera un appel d’air, mauvais en temps de crise économique.



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