L’EPT 12 cherche malhonnêtement à se renommer

Établissement public territorial numéro 12, ce n’est pas très sexy et pas très vendeur à l’international. C’est pourquoi, plutôt que de faire vivre le territoire par une politique innovante qui l’identifierait, on préfère instrumentaliser sa population en lui donnant à penser qu’on l’intéresse à son EPT, et que privilège suprême, elle va même pouvoir en choisir le nom, enfin un de ceux présélectionnés par les technocrates choisyens…

Il y avait la coopérative des républiques en URSS qui a fonctionné comme l’Histoire nous l’a montré. Les socialos-communistes de l’EPT 12 nous annoncent maintenant la coopérative des villes faites par les maires et non pas par les citoyens. Rappelons à ce propos que les électeurs ont voté pour des agglomérations d’une certaine taille au 30 mars 2014 et pas pour celles du 1er janvier 2016 (les EPT), arbitrairement constitué sur des majorités municipales.


Un territoire qui construit le commun pour les communistes

Regardons où l’agglo bouge au bout de six mois. Là où elle reprend les projets des anciennes agglos, ce qui n’est pas très glorieux car prouve finalement l’inutilité de l’échelon. Mais en fait, seulement dans les villes de la majorité de gauche (moins les écologistes), puisque les maires de droite ont obtenu un droit de véto pour les projets intercommunaux qui les embêtent. Christine RODIER (Athis-Mons) n’a ainsi pas manqué de s’en servir à la fin du mois de juin.


Un système de vote bloqué

Avec l’EPT, chaque citoyen doit avoir son adresse IP sinon il ne peut pas voter… Ensuite, le commun a droit à 13 propositions, et il peut en faire une de plus, sauf qu’elle ne s’affichera jamais à la vue des autres… Enfin, les noms déjà proposés comportent des points positifs et négatifs et ce sera finalement l’ancienne agglo la plus mobilisée qui fera pencher le nom définitif en sa faveur (quelque chose me dit qu’il y aura Paris ou Orly dedans…)


Sur l’organisation de ce vote

Quelle publicité a été faite pour ce projet ? Minimale. De toute façon, il vaudrait mieux que l’EPT communique d’abord sur qui il est et sur ce qu’il fait, avant de se lancer dans ce genre de projets, qui ne va mobiliser qu’une élite minoritaire politisée. Regardons encore le nom du lien qui nous permet d’accéder à ce vote ; on se demande où l’EPT est allé chercher la plate-forme. (http://connexitepremium.berger-levrault.fr/auditoire/itw/answer/WIcJxcOvqqzbvdBALQc-4A).


J’ai hésité et puis j’ai voté : Paris Seine Orly (PSO). Je voulais rajouter Rungis et puis je me suis dit que c’était trop long, et que ça ne parlerait qu’à une minorité qui sait ce qu’est Rungis. J’espère que nous connaîtrons, en transparence, le nombre de votants et les résultats détaillés.



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Une réflexion au sujet de « L’EPT 12 cherche malhonnêtement à se renommer »

  1. Jean-Marie CORBIN

    Et ça a le culot de se dire démocratique ! Ces subterfuges sont gros mais qu’importe, on continue les mettre en oeuvre. Cela n’est pas sans me rappeler les « grandes consultations » organisés par le STIF et ses maîtres d’oeuvre à savoir la SNCF et la RATP quand on a la choix sur les couleurs des sièges que ce soit du RER-C ou du T7. Mais qu’est-ce qu’on en a faire ? Ce n’est pas la garniture qui nous intéresse mais nous voulons être consultés et être acteurs sur les grandes décisions comme par exemple le prolongement de la ligne 14 à Morangis, mais là comme d’habitude c’est « chasse royale réservée » !

    Espérons seulement que les citoyens ne sont de moins en moins dupes de ce genre de forfaitures …

    Répondre

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