Observatoire n°1 de la campagne des législatives 2017 en Essonne (7e circonscription)

Moins d’un an avant les élections législatives des 11 et 18 juin 2017, les premières candidatures commencent à voir le jour. Peut-on redouter d’en avoir au moins quatorze, si ce n’est plus sur la circonscription comme cela avait été le cas en 2012 ? Très probablement. Ces élections sont avant tout un enjeu financier pour tous les partis, ainsi qu’un moyen politique peu contraignant pour porter et défendre des causes précises.

Au contraire de la plupart des élections locales qui sont des scrutins de liste (hormis les départementales quoique), l’élection législative est une élection uninominale qui ne nécessite au minimum que trois personnes : le candidat, son suppléant et un trésorier. Dans le cas des petits candidats qui vont faire de la figuration pour la défense d’une seule cause (la protection animale, la légalisation du cannabis), tout cela se passe d’ailleurs souvent en famille…


Pourquoi y aura-t-il beaucoup de candidats ?

La loi sur le financement des partis politiques attribue une subvention annuelle de fonctionnement aux partis, proportionnellement au nombre de voix obtenus au premier tour de la précédente élection législative, et au nombre d’élus déclarés par le parti. Mais pour obtenir ces sommes, les partis doivent avoir eu 50 candidats aux législatives ayant obtenu plus de 1 % des suffrages exprimés, d’où la nécessité pour eux de tenter leur chance un peu partout.


Quel bilan d’Éva SAS, la députée actuelle (EELV) ?

Éva SAS est globalement appréciée dans la circonscription, bien que peu la connaissent malgré tout, et qu’elle ne réunisse pas grand monde à ses réunions publiques (souvent les mêmes). Elle a réussi l’exploit de rassembler la gauche autour de son mandat par des positions plutôt indépendantes voire proche des frondeurs. Elle reste malaimée à droite, et aura besoin de la mobilisation des électeurs de gauche pour ne pas être éliminé au soir du premier tour.


Les premiers sondages qui n’ont rien d’officiel

Dans tous les cas, le candidat LR est donné gagnant au second tour. Soit contre le FN qui aurait seul réussi à se qualifier. Soit dans le cadre d’une triangulaire avec le PS ou PS-EELV et le FN. Personnellement, je les nuancerai car avec la multiplication des candidatures à droite au premier tour, le risque est grand que RÉDA se fasse éliminer si Éva SAS restait dans l’Essonne, et qu’elle se retrouve de justesse opposé au FN seul face à qui elle l’emporterait logiquement.


Un mot sur les inévitables candidatures citoyennes

Actuellement, la grande mode des personnes politiques qui n’ont pas obtenu l’investiture d’un parti, ou des citoyens prétendument altruistes qu’on n’entend pas le reste du mandat, mais qui auraient un discours salvateur (sauf qu’il ne se traduit pas par des actes), est de se présenter en candidat indépendant. Et d’y rajouter le mot de « citoyen« , comme d’autres galvaudent le mot de « démocrate« , pour justifier leur action et se prouver qu’ils ne sont pas seuls dans leur combat.


Les candidats officiels ou qui devraient naturellement s’imposer, au 1er juillet 2016

LO, le NPA et le POI envisagent des candidatures

FDG : Mounia BENAILI (Viry-Châtillon puis Juvisy-sur-Orge) ; l’ancienne secrétaire de circonscription est la personne la plus indiquée pour reprendre le flambeau de Gabriel AMARD.

EELV : Éva SAS (Savigny-sur-Orge) est la candidate légitime de ce parti, bien qu’elle soit envisagée pour un parachutage dans la 10e circonscription de Paris, à la place de Denis BAUPIN, comme il aurait déjà pu se faire en 2012

PS : Patrice SAC (Athis-Mons) tient la corde, bien qu’un parachutage soit également évoqué. Tout va dépendre d’un éventuel accord PS-EELV

MODEM (officiel) : Mathieu FLOWER (Savigny-sur-Orge) a été désigné candidat lors du Congrès départemental de son parti du 22 juin

Générations citoyens : envisagent une candidature

Nous citoyens : Bernard BLANCHAUD (Savigny-sur-Orge) fait entendre qu’il va se présenter

LR : Robin RÉDA ; la commission nationale d’investiture s’est réunie, mais n’a pas encore procédé aux investitures officielles qu’Alain JUPPÉ a annoncé possiblement remettre en cause s’il gagnait la primaire, dans certains cas. Laurent SAUERBACH semble avoir renoncé tandis que le maire de Juvisy est le grand favori.

UDI : Jean-Marie VILAIN, maire de Viry-Chatillon, fait courir en privé le bruit qu’il va y aller, mais n’a rien déclenché officiellement. Il a été pré-sélectionné par son parti.

DVD (officiel) : Olivier VAGNEUX (Savigny-sur-Orge) ; Je suis candidat.

DLF : Guillaume HÉNIN, Conseiller municipal délégué de Paray-Vieille-Poste aurait été choisi par son parti, manifestement avec Hélène BRUNG (Savigny-sur-Orge), responsable de circonscription et secrétaire départementale adjointe du parti

FN : Audrey GUIBERT (Savigny-sur-Orge), secrétaire départementale, est la candidate la plus légitime. Son score de 2012, alors qu’inconnue, avait d’ailleurs été très bon.


Installons nous maintenant confortablement dans les tribunes et regardons comment ils vont se taper dessus en inventant des programmes nationaux qui sont à l’opposé de l’esprit de ce qu’ils font localement. Posons-nous malgré tout la question du pourquoi ces investitures  si tôt, avant l’été au cours duquel il ne va rien pouvoir se passer, d’autant que les opérations de financement des campagnes sont raccourcies de six mois. Pour la politique politicienne ?



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