Désintox : Éric MEHLHORN s’était engagé dans son programme à rouvrir le cinéma l’Excelsior de Daoud CHEMCHAM

Encore un oubli du maire de Savigny-sur-Orge ! Quel dommage que nous n’ayons pas de neurologue à Savigny ! Enfin, en même temps, nous avons déjà de moins en moins de médecins, et comme MEHLHORN ne veut pas ouvrir de maison médicalisée « parce que celle de Juvisy ne réussit pas à attirer de médecins« … Bref, comme en réunions de quartier, MEHLHORN sort une excuse, qui vient encore et toujours contredire son programme !

désintox-cinéma

© Le Parisien – édition du 26 avril 2016

En page 4 de son programme, dans la rubrique « Sport, culture et vie associative« , Éric MEHLHORN écrivait en sixième point : « Œuvrer à la réouverture de notre cinéma figurera au rang des priorités de notre mandat« . Alors encore une fois, soit ce n’est pas MEHLHORN qui a écrit son programme, soit il a, une fois de plus, délibérément menti à ses électeurs, qui aujourd’hui, râlent un peu mais se satisfont très bien de sa raison bidon pour qu’il ne fasse rien de plus…


Un peu de sémantique

« Notre cinéma » : Vu que cela fait plus de vingt ans qu’il n’existe plus qu’un seul cinéma à Savigny (fermé depuis 2009), Éric MEHLHORN ne pouvait parler que de l’Excelsior dans son programme. Toutefois, dès qu’on lui parle « cinéma », MEHLHORN joue le Savinien historique et balade son auditoire dans le vieux Savigny rayonnant qui a compté jusqu’à 3 cinémas en plus de l’Excelsior : le Bijou, rue du Mail et le Familia devenu le Rex sur le boulevard Aristide-Briand. Quel rapport ?


Ce qu’Éric MEHLHORN raconte en Conseil de quartier

À chaque fois qu’on interroge Éric MEHLHORN sur le cinéma, il dit ne rien pouvoir faire parce que le cinéma est un bien privé (on se demande alors bien pourquoi il avait voté des subventions publiques pour faire des travaux tant en Conseil municipal qu’au Conseil général…). Qu’il voudrait bien racheter ce cinéma, en respectant l’estimation des Domaines (qui auraient estimé ce bien à 700 000 €) mais que le propriétaire en demande trop pour le vendre…


Un cinéma privé depuis toujours

L’Excelsior est le plus vieux cinéma essonnien. Ouvert en 1930, il n’a jamais connu d’autres statuts juridiques que celui d’un bien privé. Seule filouterie de Jean MARSAUDON : avoir bloqué le terrain sur un règlement UE dans le Plan d’occupation des sols, qui force le propriétaire du terrain à maintenir dessus une activité de services publics. Pourquoi donc promettre dans son programme, si de toute façon, Éric MEHLHORN ne pouvait rien faire par la suite ? Démagogie ?


Le temps des compétences

Sur son site de campagne, Éric MEHLHORN écrivait déjà début 2014 que la CALPE était en charge des équipements culturels et sportifs. Et pour cause, il avait personnellement voté les transfert de cette compétence communale à l’agglomération début 2013. Le fait donc que ce soit aujourd’hui l’établissement public territorial, qui soit désormais compétent en matière d' »équipements culturels d’intérêt territorial« , ne change rien au potentiel d’action du maire.


Mais où est passé l’argent public ?

Finalement, Éric MEHLHORN semble se débarrasser un peu vite de la question du cinéma. S’il ne ré-ouvre pas, c’est la faute de CHEMCHAM qui ne veut pas vendre. S’il ré-ouvre, ce sera grâce à la géniale intervention du maire à l’EPT. En attendant, MEHLHORN semble peu se soucier des 62 000 € d’argent public (nos impôts) donnés pour les travaux de rénovation de l’Excelsior. Heureusement que le Conseil général a finalement annulé sa subvention promise de 40 000 €…


Ce que j’avais proposé dans mon programme

En 2014, nous proposions d’une part un prêt au cinéma pour qu’il puisse terminer ses travaux, contre un droit sur les premières places le temps de se rembourser. Mais aussi de municipaliser temporairement l’activité cinéma en organisant, contre un droit d’entrée visant à régler les droits des films, des vidéoprojections payantes à la salle des fêtes et en extérieur pour les beaux jours, suivies de conférences et de débats. Le tout dans une ambiance sympa.


Ce que nous n’arrivons pas à comprendre de la bouche d’Éric MEHLHORN tellement son discours est fluctuant, c’est de savoir s’il ne peut rien faire parce que le cinéma est privé, ou parce que c’est l’agglomération qui doit s’en occuper. Ou les deux ? En réalité, je pense que ce n’est rien de cela car l’Excelsior ne me semble présenter aucun intérêt territorial, vus les cinémas qui nous entourent (Viry, Juvisy, Chilly-Mazarin, Belle-Épine). Donc la mairie peut agir.

Non, je pense plutôt qu’elle ne veut pas, car rien ne lui interdirait d’avoir un cinéma qu’elle possède, et qu’elle doive entretenir. Sinon d’encourager, sous certaines conditions à établir en toute transparence, l’activité privée de M. CHEMCHAM, peut-être d’ailleurs en lien avec une vraie politique culturelle des services. Mais en réalité, Savigny ne veut pas d’un cinéma dont elle pense qu’il sera à terme, avec en plus les travaux à achever, un boulet économique et financier.

En même temps, quand on voit que les Saviniens n’ont pas tant envie que ça de se battre pour faire ré-ouvrir leur cinéma ; que lorsqu’ils en parlent, leur premier souci est de dire qu’il faudrait plus de parkings ; que finalement ils vont ailleurs et que la revendication du cinéma n’est que périodique, je crains aussi que ce ne soit pas avec ces Saviniens qu’il puisse être rentable. Pour finir, bizarre que l’indépendant CHEMCHAM veuille tout à coup se soumettre à l’EPT 12…

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4 réflexions au sujet de « Désintox : Éric MEHLHORN s’était engagé dans son programme à rouvrir le cinéma l’Excelsior de Daoud CHEMCHAM »

  1. Ping : Nous sommes saisis d’une menace orale de poursuites sur notre article du cinéma l’Excelsior (avril 2016) | Le Savinien libéré

  2. Jean-Marie CORBIN

    On vient de m’adresser une coupure du journal « le Parisien » de ce jour et qui aborde la question de la remise en route de l’Excelsior :

    Mais un espoir subsiste : celui que l’Etablissement public territorial (EPT) 12 Grand-Orly Val-de-Bièvre Seine-Amont, créé en début d’année, rachète le bâtiment. Une opération souhaitée par le propriétaire, Daoud Chemcham, à une seule condition : qu’il reste l’exploitant « jusqu’à la fin de [ses] jours ».

    Daoud, tu n’as pas l’impression que tu nous en demandes un peu beaucoup de trop ? Tu ne veux pas 10 balles (pour te payer une toile à « Bel-Ep ») et une glace Miko pendant qu’on y est ?

    Répondre
    1. Vagneux Olivier Auteur de l’article

      Ce que je ne comprendrais pas est que CHEMCHAM perdrait, sous la tutelle de l’EPT 12, toute son indépendance de projeteur « Art et essai ».
      Si l’EPT 12 prend la main, ils lui diront de diffuser des blockbusters qui font des entrées, et d’oublier la partie artistique qui le passionne.
      Hélas, même les communistes de Vitry se sont convertis au grand Capital…

      Répondre
  3. Jean-Marie CORBIN

    Petite réflexion sur les loisirs collectifs : autant c’est un peu compliqué d’avoir un terrain de foot chez soi voire une piscine privée (il y en a un paquet à Savigny-sur-Orge visibles avec Google Earth ou Geoportail et ceci sans compter celles planquées sous des vérandas) autant se bricoler un home cinéma est devenue d’une simplicité enfantine et pour moins de 1500 € on peut avoir un équipement très acceptable. De là à conclure, qu’un cinéma de quartier ne manque pas à grand monde sauf aux accros des exclusivités, il n’y a qu’un petit pas …

    L’Excelsior, j’y suis allé une fois en 16 ans, à la sortie du film Bienvenue chez les C’this en février 2008 peu de temps avant sa fermeture « provisoire ». C’était un cinéma du temps jadis digne de la chanson « la dernière séance » d’Eddy Mitchell. Il suffisait de voir l’état des sièges pour s’en faire une opinion. Le floutage des écritures des génériques projetés à l’écran était évocateur de l’état de vétusté du matos de projection (une daube obsolète). Ce n’était plus acceptable.

    Daoud Chemcham, était projectionniste et gérait à sa manière son cinéma. A plus de 60 ans, il s’est senti l’âme d’un entrepreneur de travaux publics. Fatale erreur, il s’est fait dépassé par l’ampleur du chantier et l’argent des premières subventions publiques qu’il avait perçues ont été englouties en vain et sont définitivement perdues dans ce gâchis. Ceci n’est que mon ressenti. Si M. Chemcham pense que ce que j’écris n’est pas exact, qu’il s’exprime car depuis 6 ans, je ne le trouve pas très bavard sur ce fiasco. Ce serait peut-être temps de nous donner quelques nouvelles de son chantier, n’est-ce-pas ?

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